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Bienvenue à tous sur mon petit cahier numérique, un peu autobiographique, au cours duquel je vais vous décrire certaines journées de mon existence. Le seul point commun entre toutes ces journées: ma présence dans un stade.


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jeudi 21 février 2013

PSG all stars XI vs OM all stars XI. Qui l’emporte ? Part 2


Les deux clubs français les plus médiatiques vont se rencontrer à deux reprises la semaine prochaine. Depuis le début de cette rivalité crée par les médias à la fin des années 1980, les deux clubs ont connu la période la plus heureuse de leur histoire et ont su attirer quelques joueurs de grande classe dans leur antre. Mais qui s’imposerait entre deux équipes composées des meilleurs éléments des 25 dernières années ?



2ème partie : le match


t-18: Bernard Tapie tente de soudoyer Gabriel Heinze et Ricardo afin qu’ils lèvent le pied durant le match, en échange de quelques billets. Les deux joueurs acceptent en confirmant dans leur langue natale respective qu’ils lèveront le pied plus haut que d’habitude sur chacun de leurs tacles. Nanard, acquiesce gentiment, satisfait de l’accord obtenu.

t-11 : Un richissime émir rachète le PSG et fait immédiatement signer Maradona, Cruijf, Ple et Platini pour densifier son milieu de terrain. Malheureusement un dirigeant parisien va égarer le fax enregistrant la licence des nouveaux joueurs et ceux-ci ne pourront donc figurer sur la feuille de match.

t-2 : Dans le couloir menant à la pelouse, l’arbitre central de la rencontre, M. Gilles Vessière sanctionne Eric Di Meco d’un avertissement pour tacle par derrière les deux pieds décollés sur son coéquipier Laurent Blanc, qui attendait juste devant lui.

t-0 : L’arbitre effectue le tirage au sort avec les deux capitaines, Deschamps et Raï qui demande où est le capitaine adverse, ne le voyant pas caché sous son aisselle. Le parisien l’emporte et demande à offrir la pièce à son coéquipier George Weah qui souhaite ainsi aider ses cousins fictifs à se nourrir.

1ère : Jean-Pierre Papin effectue l’engagement d’une magnifique reprise de volée, malheureusement hors cadre.

4: Les parisiens font tourner le ballon en défense jusqu’à ce qu’une transversale d’Alain Roche alerte David Ginola sur l’aile gauche. Celui-ci, occupé à se recoiffer ses cheveux lavés avec Elseve de l’Oreal, ne voit pas le ballon venir et le laisse sortir en touche.

5: Manuel Amoros joue la touche en retrait pour son gardien de but qui ayant appris à jouer au football avant 1992, se permet de saisir le ballon de ses deux mains. M. Vessière siffle un coup franc indirect pour les parisiens. Di Meco, Boli, Amoros, Papin et Roche, ne comprenant pas cette règle, protestent véhément. Waddle ne comprend rien tout court et préfère mimer des blagues à l’arbitre assistant.

6e : Finalement les joueurs sont en place, le ballon à 8m du but, tous les marseillais, sauf Waddle qui n’a pas fini sa blague, sont sur la ligne de but. Paul Le Guen s’apprête alors à décapiter quelqu’un. Amoros qui avait cru bon se cacher derrière Ravanelli, ne pourra rien faire lorsque celui-ci trébucha en voulant sortir du mur. La tête du petit Manuel franchit entièrement la ligne de but en compagnie du ballon. Les parisiens célèbrent l’ouverture du score.

9e : Après une interminable et incompréhensible discussion entre Raymond Goethals et son assistant Rolland Courbis, Jocelyn Angloma entre en jeu pour remplacer le défunt Manuel Amoros. Sur le banc parisien, Artur Jorge esquisse un sourire en voyant la communauté moustachue enfin représentée sur la pelouse. Le jeu peut reprendre par une reprise de volée non cadrée de JPP en guise de coup d’envoi.

12e : Sur un dégagement de Fabien Barthez, JPP tente une reprise de volée acrobatique depuis le rond central. Le ballon roule lentement vers le gardien parisien. Lama relance loin devant vers Ginola qui se shampouine les cheveux et laisse donc passer le ballon.

15e : Basile Boli intercepte une passe en profondeur de Le Guen et lance le contre. Il joue un une-deux avec Deschamps, un une-deux aérien avec Pelé, un une-deux les yeux bandés avec Waddle qui est momentanément à court de blagues, puis un une-deux les deux pieds attachés ensemble avec Di Meco qui lui remet un centre à l’entrée de la surface. Boli arrive à pleine vitesse, évite Ravanelli qui trébuche devant lui et s’apprête à catapulter le ballon de la tête vers le but de Bernard Lama lorsque Drogba qui n’a aucun souvenir de 1993, passe devant Basile et tente lui-même une tête, trop molle que le gardien parisien récupère facilement.

19: Sur un nouveau tacle réalisé sans aucune maîtrise, Kombouare est averti par l’arbitre. Di Meco se moque dans son coin.

23: Lancé en profondeur par son capitaine, Pauleta file vers le but marseillais. La passe mal ajustée sort des limites du terrain. Pauleta qui n’en a cure, continue sa course, saute par-dessus les panneaux publicitaires et rattrape le ballon avant qu’il tombe dans la fosse du Parc des Princes. De sa position, il juge l’angle relativement fermé pour battre le gardien adverse, mais il tente tout de même un lob avec effet rétro improbable de 25m derrière les buts. Barthez qui cherchait un trèfle à quatre feuilles dans se six mètres de peut rien, le ballon semble se diriger vers les filets lorsque Blanc qui mesure bien 15cm de plus que Brahim Hemdani sort le ballon en corner d’une déviation de la tête.

24: Ginola qui vient juste de se rincer les cheveux, frappe le coup de pied de coin en direction de la surface de but marseillaise. Le ballon part directement vers la ligne de touche du coté opposé. Heureusement, aucun bulgare ne figure sur la feuille de match.

29: Les esprits s’échauffent après que George Weah, en tant que futur président du Libéria, ait décidé d’envahir la Cote d’Ivoire voisine puis le Ghana situé un peu plus loin. Drogba et Pelé s’offusquent, et tentent d’empêcher le Libérien de poursuivre sa manœuvre. Les français ayant des intérêts à défendre dans cette partie du globe, décident d’intervenir. Le ton monte, des coups sont échangés tels des images Panini dans la cour de récré, la violence devient gênante. Tel un casque bleu, monsieur Vessière sauve la ville de Paris d’une possible guerre mondiale en séparant les protagonistes et en avertissant les instigateurs africains du conflit.

31: A la suite des incidents de la minute précédente, tout le monde semble un peu perdu sauf les joueurs sud-américains qui n’ont rien compris au problème. Henze en profite pour récupérer un ballon et le transmettre à Ronaldinho dans le rond central. Celui-ci se retourne et élimine Abedi Pelé d’une pichenette, il accélère, passe par-dessus le tacle de Deschamps, contourne Angloma à toute vitesse, dribble magnifiquement Boli puis Blanc avant d’esquiver la sortie de Barthez d’un grand pont. Ronnie peut alors pousser le ballon dans le but vide et partir célébrer avec les supporters. Sauf que Jérôme Leroy, ayant bien senti le coup, arrive au dernier moment pour tacler le ballon dans le but et s’approprier la gloire. Après vérification auprès de ses assistants, M. Vessière estime que Jérôme Leroy n’avait rien à foutre là. Les forces de l’ordre évacuent l’intrus et le jeu reprend par une balle à terre sur la ligne des 6m. Balle que Boli dégage immédiatement très loin devant.

35: Chris Waddle à 25m attrape le ballon a deux mains et le cache sous son maillot avant de mimer une femme enceinte qui accoucherait d’un ballon. M. Vessière ne rit pas, il siffle un coup-franc et avertit le joueur d’outre Manche. La discussion s’anime entre parisiens pour savoir qui tentera sa chance sur ce coup de pied arrêté. Le Guen veut le frapper en force, Ronaldinho en finesse, Pauleta entre les deux… Finalement, le capitaine Raï tranche et décide de le tirer lui-même. Ronaldinho s’en va bouder vers le poteau de corner. Raï ne tire ni en force, ni en finesse, ni entre les deux, il tire en tribune et offre ce ballon aux supporters parisiens pour les remercier de leur soutien avant de s’effondrer en larmes.

38: Abedi Pelé, après un tour de passe-passe (ou de magie noire) se débarrasse du milieu de terrain parisien et peut lancer son avant centre d’une parfaite balle en cloche par-dessus la défense. Papin ne laisse pas passer l’occasion de se dégourdir les jambes en tentant une reprise de volée acrobatique. Sur sa trajectoire, le ballon heurte le crâne de Ravanelli qui venait de trébucher dans la surface de réparation. Bernard Lama est complètement pris au dépourvu, le ballon rentre dans le but au ralenti. Les marseillais hurlent de joie et ne voient pas Nelly Viennot avec son drapeau levé contrairement à M. Vessière. Il semblerait bien que Fabrizzio se soit trouvé en position de hors-jeu au moment de la passe acrobatique de son coéquipier. Raymond et Rolland, sur la touche, insultent vertement le quatrième arbitre dans leur langage respectif, puis, le comprenant sourd-muet, pénètrent sur la pelouse pour plaider leur cause auprès de l’arbitre principal.

40: Après avoir fait venir le GIGN pour évacuer le staff marseillais et après avoir débarrassé l’assistante de quelques kilomètres de papier toilette lancé par les supporters visiteurs situés juste derrière elle, le jeu reprend par un coup-franc indirect en faveur les parisiens.

41: Ayant noté l’éviction de ses coachs et sentant la possibilité de faire avancer sa carrière d’un bond, Laurent Blanc s’auto proclame entraîneur-joueur. Deschamps, marmonne dans son coin que son heure viendra bientôt.

45: Alors que les joueurs parisiens font tourner la balle en défense, une passe d’Alain Roche vers son gardien de but rebondi sur une taupinière. Bernard Lama, à vingt mètres de son but se déchire complètement et tombe le nez dans le gazon. Drogba, dépose Ricardo au sprint pour aller pousser le ballon dans les filets de la capitale. Un but partout.

45+2: Georges Weah qui avait anticipé un centre au troisième poteau de Ginola, récupère la gonfle sur le coté de la surface de réparation. Dans un espace de dix mètre carré, il dribble en force Di Meco et Boli avant de s’effondrer devant Barthez, victime d’une crise d’hypoglycémie fulgurante. M. Vessière qui a tout vu, siffle penalty.

45+3: Une fois la perfusion de glucose branchée sur le bras de l’attaquant libérien, celui-ci se relève et veut se faire justice lui-même. Il s’élance et frappe de toutes ses forces en direction du premier rang vers le poteau de corner. La balle file à toute vitesse percuter le visage d’un jeune homme qui narguait ostensiblement Weah en mangeant son sandwich rillettes cornichons. M. Vessière envoie tout le monde au vestiaire pour la mi-temps.


Mi-temps : Dans le vestiaire parisien Weah cherche désespérément du sucre, Gabriel Heinze téléphone à son agent, Raï pleure et Artur Jorge se demande ou est passé Ronaldinho. Dans le vestiaire marseillais, Di Meco lance quelques tacles pour rester chaud, Ravanelli se relève, Waddle raconte des blagues et Pelé joue du tam-tam.

Au retour sur le terrain, Raï signale à l’arbitre qu’à sa demande, Heinze est sorti, remplacé par Francis Llacer et que Patrick Colleter rentre pour suppléer Antoine Kombouare. Ensuite, Deschamps vient signaler qu’Eric Di Meco s’étant claqué en taclant un journaliste dans le couloir du stade, sort au profit de Gabriel Heinze, l’argentin ayant savamment négocié son transfert et sa prime à la signature pendant la pause.

46: Les parisiens engagent, mais Pauleta, se prend les pieds dans le porte-perfusion de Weah et rend immédiatement le ballon aux marseillais.

49: En se replaçant, Ravanelli trébuche et reste seul au milieu du camp parisien. Un ballon dégagé en catastrophe par Angloma, qui avait peur de se faire raser la moustache par la machette de Weah, retombe par hasard dans les pieds de Fabrizzio qui venait de se relever. Bien qu’ayant l’air en position de hors-jeu d’une bonne vingtaine de mètres, l’italien ne se pose pas de questions et va battre tranquillement le gardien parisien qui n’essaye même pas de l’arrêter. Il part célébrer vers le banc de touche mais trébuche après quelques pas. Les joueurs parisiens protestent avec véhémence, en vain, M. Vessière accordant le but après consultation de son assistant.

51: Alors que Ginola se baisse sur un duel aérien afin de ne pas abimer sa permanente, Abedi Pele récupère le cuir et lance parfaitement Drogba en profondeur. Celui, bien que semblant hors-jeu d’une bonne dizaine de mètres, ne réfléchit pas et file vers le but adverse. D’une subtile balle piquée, il permet au ballon d’éviter la sortie féline de Bernard Lama. Drogba, lui ne l’évite pas et se fait laminer le visage par les griffes de la panthère guyanaise. Le ballon en cloche s’en va retomber entre les deux poteaux quand JPP surgit et enclenche à moins de 60cm de la ligne, un ciseau retourné qui propulse la balle au fond des filets. Les parisiens protestent de nouveau avec virulence auprès de l’arbitre assistant. M. Vessière intervient pour calmer tout le monde, en avertissant au passage Le Guen et Colleter pour langage breton grossier, expliquant que Ronaldinho couvrait les attaquants marseillais. C’est alors que tout le monde découvre le génie brésilien assis en tailleur face au poteau de corner opposé, en train de bouder. 3 buts à 1 pour les visiteurs.

52: Après avoir reçu la promesse en portugais de son capitaine qu’il tirerait tous les coups de pieds arrêtés qu’il voudrait, Ronaldinho revient sur le terrain pour jouer l’engagement.

54: Quelques instants plus tard, le brésilien récupère le ballon dans les pieds d’un Deschamps surpris de s’être fait mordu les fesses et lance l’offensive. Arrivé face à Laurent Blanc, il tente un passement de jambe pour le déstabiliser. Le défenseur reste stoïque. Ronaldinho tente alors un double passement ne jambe qui ne perturbe pas plus le président. Boli qui passait par là, évite le coup de dents du dribbleur et relance la balle.

58: Le ballon atterrit sur l’aile droite marseillaise dans les pieds de Waddle. L’ailier britannique échauffé par l’action précédente se présente alors face à Llacer et tente de le déstabiliser avec un double passement de jambes tellement lent qu’on croirait à un ralenti. Llacer semble complètement déboussolé, ce qui amuse beaucoup Waddle qui engage donc un triple passement de jambes super lent.

61: Echauffé par le trente-huitième passement de jambe consécutif de Waddle, Colleter vient prêter main forte à son coéquipier qui restait impuissant face à une telle vivacité. Le latéral ne prends même pas la peine de tacler pour stopper le britannique, il lui assène directement un coup de barre de fer dans les tibias. Waddle s’effondre de douleur et roule en dehors des limites du terrain pour se faire soigner. Colleter est légitimement averti par l’arbitre. Le jeu peut reprendre.

62: Waddle, amputé des deux jambes doit céder sa place à Franck Ribery qui a remporté son duel au couteau avec Lorik Cana. Ca c’est joué à une cicatrice prête.

67e : Le petit Deschamps récupère un ballon dans les pieds du grand Raï qui ne l’a pas vu venir et lance la contre attaque avec Abedi Pelé. Le ghanéen qui se souvient avoir côtoyé Carlos Moser à l’entrainement, n’a pas peur de s’approcher de Ricardo, l’élimine et passe en retrait pour Ravanelli qui trébuche et permet à Drogba de se retrouver en position idéale face au but. Surpris, il ne peut empêcher le félin gardien de but parisien de s’emparer du ballon et de le griffer à nouveau au visage.

70: Pauleta, dont le sens du but n’est plus à prouver, anticipe un dégagement de Barthez dévié au duel aérien par Raï vers Le Guen et la relance suivante de celui-ci, déviée trois fois au passage par les dents de Ronaldinho, les cheveux de Ginola et les protèges tibias sciés de Blanc, pour se trouver en position idéale face au gardien marseillais. Après avoir gentiment humilié le portier comme il aime le faire, Pauleta s’apprête à redresser sa balle vers Ginola lorsque celui-ci se fait fracasser le crâne par un Boli passablement énervé. L’arbitre ne peut s’empêcher de siffler penalty et d’expulser le défenseur marseillais.

71: Coté marseillais, Laurent Blanc décide de remplacer Abedi Pelé qui doit aller récupérer ses enfants à la sortie du centre de formation, par Carlos Moser. Coté parisien, Ginola, décoiffé doit céder sa place à Juan Pablo Sorin, également décoiffé, mais là, ce n’est pas grave. Raï qui est un homme de promesses, donne la responsabilité du coup de pied de réparation à Ronaldinho. Celui-ci répond « coup de pied de quoi ? ».

72: A la suite d’un débat en portugais auquel Ricardo et Sorin sont venus apporter leur point de vue éclairé, Ronaldinho va tirer le penalty. Il décide d’opter pour la solution la plus évidente, une panenka heurtant la transversale et lui permettant d’effectuer une reprise de volée du talon dans le but vide puisque Barthez avait plongé du mauvais coté il y a deux minutes de cela.

73: Jean-Pierre Papin effectue l’engagement d’une reprise de volée mollassonne, qui retombe dans les pieds du porte perfusion de Weah.

77: Sur un corner en faveur de l’OM, Carlos Moser décide de monter pour faire valoir son jeu de tête. Effrayés, les défenseurs parisiens quittent la surface parce que ils n’aiment pas mais alors pas du tout les monstres. Au terme d’une action confuse entre joueurs marseillais se disputant le ballon, Ribery sort de la mêlée pour pousser le ballon au fond des filets. L’OM reprend deux buts d’avance.

80e: Juan Pablo Sorin qui joue à la fois arrière gauche, milieu relayeur, milieu offensif et ailier gauche comme à son habitude, remonte toute l’aile balle au pied pour conclure par un centre au cordeau vers le point de penalty. Sorin vient lui-même couper la trajectoire d’une tête ou plutôt d’une touffe rageuse et oblige Barthez à faire un arrêt déterminant. Au ralenti, on s’aperçoit que le ballon vient heurter le portier marseillais dans son dos alors qu’il préparait une tournée d’anisettes pour ses collègues.

83: Le temps presse et les parisiens aussi. RaÏ tente une frappe lointaine repoussée par le poteau et récupérée par la défense sudiste. Barthez est alors hors de lui et hurle auprès de l’arbitre pour que l’on sanctionne l’attaquant parisien. En vain, personne ne sera finalement sanctionné pour avoir renversé deux verres d’anisette prêts à être dégustés au pied du poteau.

85: Les parisiens prennent de plus en plus de risques offensifs et s’exposent aux contres adverses. C’est sur l’un d’eux que Drogba est lancé seul face au but. Après avoir soigneusement évité Ravanelli qui se relevait, il lève la tête et aperçoit le gardien parisien se ruer vers lui. Ayant peur de perdre son dernier œil non balafré, il s’écarte et laisse le ballon à Lama.

86: Ribery entame une longue série d’insulte envers son attaquant qu’il juge peu courageux. Baltringue, mauviette, courgette et salope sont les plus courtoises d’entre elles. Ces paroles violentes font tomber le pauvre Llacer en dépression instantanée. Le banc parisien décide de faire revenir Kombouare pour remplacer le petit Francis.

90: Sur ce qui ressemble à une occasion de la dernière chance, un centre venu de l’infatigable Sorin est repris par le capitaine parisien de la tête. Le ballon prend irrémédiablement la direction des filets. Sauf qu’il est stoppé sur la ligne de but marseillaise par un jéroboam de pastis qui traînait non loin du poteau. La bouteille, mal fermée répand son contenu sur la pelouse qui fond aussitôt.

90+4: Sur un coup franc lointain botté dans la surface par Le Guen, Kombouare, équipé d’un joli casque intégral de couleur dorée, déboule à toute vitesse et coupe la trajectoire de la balle pour la propulser au fond des filets marseillais. Le défenseur exulte et part au sprint dans un tour d’honneur. L’arbitre siffle la fin du match dans la foulée. Patrick Colleter tacle sauvagement Kombouare a son passage devant le banc de touche et lui explique, une fois au sol, que les marseillais ont remporté ce match, malgré son but.

Finalement,  les marseillais reçoivent une grosse coupe en récompense et les parisiens une petite. Encore une fois…

Après-match, Ricardo et Henze menacent M. Tapie pour non-paiement, Sorin demande à être retiré de la feuille de match pour ne pas nuire à ses statistiques d’invincible au PSG, Ribery donne des conseils de cicatrisation à Drogba, Kombouare fait des tours de vestiaires en criant avec les bras écartés, Barthez est contrôlé par la Gendarmerie avant de reprendre le volant, Weah repart en ambulance, Laurent Blanc démissionne, immédiatement remplacé par Deschamps au poste d’entraîneur et Ravanelli trébuche en montant dans le bus.



Remerciements à Yann Audran, Alexandre Bernard, Stéphane Bogunovic, Julien Chaudron, Mathieu Coquet, Vincent Goemaere, Brice Lesage, François Marchand, Julien Pernes pour leur participation à l’élaboration de ces équipes de rêve !

mardi 19 février 2013

PSG all stars XI vs OM all stars XI. Qui l’emporte ? Part 1



Les deux clubs français les plus médiatiques vont se rencontrer à deux reprises la semaine prochaine. Depuis le début de cette rivalité crée par les médias à la fin des années 1980, les deux clubs ont connu la période la plus heureuse de leur histoire et ont su attirer quelques joueurs de grande classe dans leur antre. Mais qui s’imposerait entre deux équipes composées des meilleurs éléments des 25 dernières années ?

1ere partie : La composition des équipes


Tout d’abord, l’équipe recevant, le Paris Saint-Germain.


Bernard Lama (1992-1997 et 1998-2000): Lors de son premier passage au club, il faisait partie de l’équipe qui a atteint 5 demi-finales de coupe d’Europe successives de 1992 à 1997. Il était même classé parmi les meilleurs gardiens de but du monde grâce à son agilité dans les airs et ses réflexes sur sa ligne. Il repassera plus tard par le club pour une période beaucoup plus hésitante au crépuscule de sa carrière. 8/10


Gabriel Heinze (2001-2004): Le joueur argentin a placé la barre très haute durant ses trois saisons au club. Bien qu’il n’ait remporté qu’une simple coupe de France, son agressivité et sa détermination resteront à jamais dans la mémoire des supporters. Sa signature quelques années plus tard pour l’ennemi juré ne viendra même pas ternir son image. 7.5/10


Ricardo (1991-1995): Le défenseur central brésilien chipé au Benfica Lisbonne en 1991, était un élément clé dans la majorité des succès parisiens au début des années 1990. Le solide défenseur pouvait même occasionnellement se transformer en buteur, comme au printemps 1994, lorsqu’au cours d’un match contre Toulouse, il inscrit le but qui offrit au PSG le second titre de champion de son histoire. 6.5/10


Alain Roche (1992-1998): Bien qu’il ait précédemment joué pour Marseille, Roche passa la partie la plus heureuse de sa carrière dans la capitale, disputant près de 200 rencontres pour le club. En 6 années de présence à Paris, il collectionna 7 trophées majeurs. 6.5/10


Antoine Kombouare (1990-1995): Kombouare peut être considéré comme une exception dans cette liste puisqu’il n’était pas un titulaire indiscutable du club, mais il reste dans la mémoire collective pour ses deux buts marqués lors de la campagne européenne de 1992-1993. Le premier est survenu dans les arrêts de jeu d’un huitième de finale retour contre Anderlecht. Il répéta son exploit avec un autre coup de tête décisif dans les dernières secondes du quart de finale retour contre le Real Madrid. Le surnom de « casque d’or » était né. 6/10


Paul Le Guen (1991-1998): La « patate de Pencran » arriva au club en 1991 en provenance de Nantes. En tant que milieu défensif, il prit part à 344 rencontres sous les couleurs rouge et bleu, remportant de nombreux trophées et cumulant beaucoup de sélection en équipe nationale au passage. Sa place au sein de cette équipe ne fait aucun doute. 7/10


Raï (1993-1998): Le jeune frère de la légende brésilienne Socrates, est arrivé en Europe en 1993 en tant que double tenant de la Copa Libertadores et en tant que récent vainqueur de la coupe intercontinentale avec le FC Sao Paolo. Si sa première saison à Paris fut banale, les quatre qui suivirent son titre de champion du monde avec le Brésil furent simplement magnifiques. Il fit exploser le Parc des Princes à maintes reprises en tant que meneur de jeu. Son dernier match à domicile pour le club tourna en une célébration du meilleur numéro 10 que le club n’ai jamais vu. Ses larmes ce soir là demeurent un souvenir poignant pour tous. 9/10


Ronaldinho (2001-2003): Un autre technicien brésilien brilla à Paris quelques années plus tard. Ronaldinho choisit méticuleusement le Paris Saint-Germain pour lancer sa carrière en Europe et s’adapter au jeu du vieux continent. Néanmoins, il offrit de nombreux frissons aux supporters grâce à son incroyable agilité balle aux pieds. Malheureusement, il ne remporta qu’un seul trophée, une coupe du monde avec le Brésil, durant ses deux années passées à Paris. 8.5/10


David Ginola (1992-1995): L’ailier était un des favoris du public parisien avec ses longues chevauchées le long de la ligne ou ses contrôles orientés déroutant. Exceptionnel durant les rencontres européennes contre le Real Madrid ou le FC Barcelone, la presse ibère lui donna le surnom d’ « El Magnifico ». Malheureusement, l’ancien sélectionneur de l’équipe de France Gérard Houiller l’accusa d’être la cause de la non qualification pour la coupe du monde 1994 et la majorité du pays le suivit dans cet élan, provoquant son exil vers l’Angleterre. 7.5/10


Pedro Pauleta (2003-2008) : Le buteur portugais a marqué 109 buts en 211 rencontres pour le club. Un record que personne n’a pu approcher. Son talent sur la ligne d’attaque sauva l’équipe de bien des mauvaises situations. Au cœur d’une période nébuleuse pour le club, il a tout de même réussi a remporter deux coupes nationales avant de prendre sa retraite sportive. 9.5/10


George Weah (1992-1995): En provenance de Monaco en 1992, l’attaquant du Liberia va ensuite mener l’attaque parisienne pendant 3 saisons, scorant des buts cruciaux sans relâchement. Son panache a été mis en exergue lors de la League des champions 1994-1995. Tout le monde se souvient notamment de son slalom et de son but marqué dans l’ancien Olympiastadion de Munich contre le Bayern. 8.5/10


Total pour le Paris SG : 84.5/110



Joueurs également cités : Patrick Colleter, Francis Llacer, Sylvain Armand, Juan-Pablo Sorin, Daniel Bravo, et Jeremy Menez.


Ensuite, l’équipe visiteuse, l’Olympique de Marseille.

Fabien Barthez (1992-1995 et 2004-2006): Le charismatique gardien de but vint à Marseille alors qu’il n’était âgé que de 21 ans. Malgré son jeune âge, il s’imposa rapidement comme un titulaire indiscutable, un des meilleurs de sa génération, remportant la ligue des champions 1993 durant son premier passage au club. Sa seconde période à Marseille sera une succession de bonnes et moins bonnes performances, comme la finale de la coupe de l’UEFA 2004 le prouve. Il joua un rôle prépondérant dans la qualification pour cette finale mais y concéda un penalty et se fit expulser au cours de celle-ci, provoquant la défaite de son équipe. 8.5/10

Eric Di Meco (1989-1994): Le rugueux latéral gauche était le seul véritable « minot » issu du centre de formation marseillais à la fin des années 1980. Rien que cela suffisait à en faire un favori des supporters. Ce fait se trouvait renforcer par la détermination du joueur sur le terrain, particulièrement remarquable dans les confrontations directes avec le rival parisien. 7/10

Basile Boli (1990-1994): Le défenseur né en Cote d’Ivoire sera toujours remémoré pour sa semaine magique de mai 1993. D’abord il marque le seul but de la finale de la ligue des champions  offrant ainsi à Marseille la seule Ligue des Champions jamais décrochée par un club français. Trois jours plus tard il se trouve à la conclusion (avec une puissante tête de vingt mètres) d’une formidable séquence de passes pour un but mémorable contre l’ennemi parisien au Vélodrome. 9/10

Laurent Blanc (1997-1999): Le « Président » est venu à Marseille à la suite d’une saison en dents de scie au FC Barcelone. Marquant un impressionnant total de 11 buts pour sa première saison, il revint pour sa seconde année avec le statu de champion du monde et aida son équipe à atteindre la finale de la coupe de l’UEFA 1999 perdue face à Parme. 8/10

Manuel Amoros (1989-1993 et 1995-1996): Le petit arrière latéral était un pilier de l’AS Monaco et de l’équipe de France dans les années 1980. Mais sa carrière a pros une autre dimension lorsqu’il a rejoint Marseille en 1989. Ici, il profitera de 4 saisons remplies de trophées, avec notamment 2 finales de Ligue des Champions. 6.5/10

Didier Deschamps (1989-1990 et 1991-1994): Le capitaine de l’équipe de France championne du monde en 1998 était également le capitaine de l’Olympique de Marseille sacré champion d’Europe en 1993. Le milieu défensif basque était un élément essentiel de l’équipe marseillaise qui terrifiait toute l’Europe au début des années 1990. 8.5/10

Abedi Pele (1987-1988 et 1990-1993): Le milieu de terrain ghanéen a été sacré trois années d’affilée « Ballon d’or africain » alors qu’il évoluait sous le maillot de l’OM. Apprécié pour sa qualité de passe, il délivra le corner décisif en finale de la Ligue des Champions 1993. Sa légende vit encore au stade Vélodrome puisque deux de ses fils sont actuellement au sein de l’effectif professionnel du club. 7.5/10

Chris Waddle (1989-1992): Transféré depuis Tottenham pour ce qui était alors une somme immense (7M€, le troisième joueur le plus cher de l’époque après Maradona et Gullit), il est rapidement devenu l’idole des foules pour son attitude comique sur en et dehors du terrain. Il fut l’un des premiers gauchers à se positionner sur l’aile droite du terrain désorientant plus d’un défenseur avec ses dribbles chaloupés. Il a probablement également été le seul joueur marseillais de l’histoire a être ovationné au Parc des Princes en 1991. 8/10

Didier Drogba (2003-2004); Une saison fut tout ce dont l’attaquant ivoirien eut besoin pour que tous les supporters marseillais tombent amoureux de lui. Une saison durant laquelle il marqua 32 buts et mena son équipe jusqu’en finale de la coupe de l’UEFA, finale perdue contre le FC Valence. Les supporters lanceront même un « Drogbathon » en 2008 afin de réunir l’argent nécessaire pour le transférer de Chelsea vers leur club préféré. 8/10

Jean-Pierre Papin (1986-1992): « JPP » a joué 244 rencontres pour l’OM, au cours desquelles il a marqué 185 buts. Sacré cinq fois de suite meilleur buteur du championnat, il était particulièrement célèbre pour ses nombreuses reprises de volée et remporta le ballon d’or 1991 bien qu’il ait perdu la finale de la Ligue des Champions face à l’Etoile Rouge de Belgrade. 9/10

Fabrizzio Ravanelli (1997-1999): En 1997, le buteur italien arrive à Marseille en provenance de Middlesborough, à la suite d’un,e période remplie de succès sous le maillot de la Juventus. « Penna Bianca » comme il était surnommé, marqua 30 buts en deux saisons mais reste surtout dans la mémoire des fans pour son auto-croche-pied qui trompa l’arbitre et offrit un penalty à son équipe lors d’une rencontre au Parc des Princes en 1997. Inimitable. 6/10

Total pour l’Olympique de Marseille : 86/110

Joueurs également cités Gabriel Heinze, Jocelyn Angloma, Carlos Moser, Lorik Cana, Peter Luccin et Franck Ribery.

Note : Deux joueurs cités dans mon sondage ont été écartés de la liste finale pour avoir été célèbres à une époque ou la rivalité entre les deux clubs n’existait pas (Josip Skoblar d’un coté et Luis Fernandez de l’autre).  De la même manière, deux joueurs cités ont été ignorés parce qu’ils ne sont au club que depuis trop peu de temps (Thiago silva et Zlatan Ibrahimovic).

mardi 4 décembre 2012

Le parcage



            En ce dimanche soir, l’affiche de la 7e journée de ligue 1 oppose le club qui était alors mon club local à celui qui était le club de mon cœur. L’occasion était à ne pas manquer pour moi, de m’immiscer parmi les supporters visiteurs pour vivre (enfin) une rencontre du point de vue du parcage réservé aux visiteur. Cependant, la tâche ne s’annonçait pas évidente.

En effet, l’ensemble des matchs du Paris SG disputés à l’extérieur durant la majeure partie des années 2000, était considéré comme des matchs « à haut risque » par les préfectures de police locales, en raison des troubles qui régnaient entre supporters parisiens. Ceux-ci profitaient de leur promiscuité dans une même tribune ainsi que d’une organisation de la sécurité moins huilée qu’à Paris pour régler leurs comptes en province.

            Il n’était donc pas possible d’acheter de billets sans passer par les groupes de supporters officiels et donc il était impossible de dissocier le billet d’entrée au stade du déplacement en car depuis Paris.
            Dernière possibilité, attendre au stade l’arrivée des spectateurs visiteurs et négocier le rachat d’un des billets inutilisés en leur possession.
            Je me rendis donc de bonne heure au stade et m’installai au pied du bloc recevant les visiteurs. Etant en contact avec quelques connaissances venant de la tribune G du Parc des Princes, je fus rapidement mis au courant que mon attente allait être longue…

            Lorsqu’enfin les cars furent parqués et les fans autorisés à rejoindre la tribune, j’eu donc l’occasion d’obtenir un sésame, ce qui fût aisément effectué auprès d’un des organisateurs du déplacement.
            Je pus donc enfin pénétrer le stade Geoffroy Guichard par un escalier jusque là encore jamais emprunté. Le coup d’envoi était proche et les spectateurs domicile comme visiteurs étaient déjà en place avec tout le matériel du parfait petit ultra.
            La tribune visiteurs de ce stade se situe relativement prêt du kop nord stéphanois où l’ambiance était déjà très vive. Notre parcage n’était pas en reste avec un joli tifo papier réalisé pour l’entrée des joueurs (une rareté en déplacement) puis ce fut le début d’un grand chaos.
            Les chants s’enchainèrent parfaitement, jusqu’au point où quelques stéphanois durent admettre après coup que le bruit que le millier de visiteur émettait couvrait par instants celui produit dar les trente mille autres.

Un vrai tifo en parcage visiteurs! Rare!

            Cependant, le déroulement du match allait tenter de nous jouer des tours. Les parisiens étaient tout simplement mauvais, et ce dès les premières secondes. Ce qui fit comprendre aux verts qu’ils pouvaient réaliser une partie moyenne et la faire aisément passer pour un grand match.
            Au bout de 45 minutes et de très nombreuses situations chaudes devant les buts du pauvre Jérôme Alonzo, le score n’était que de 1 but à 0 mais la cause semblait perdue d’avance tant le onze parisien semblait dans un de ses plus mauvais soir.

La grande surprise vint en fait de l’attitude de mes camarades supporters qui très vite se désintéressèrent complètement du match en cours, pour se concentrer uniquement sur la répétition de leurs chants et gestuelles.
Cela dura pendant deux heures, sans même une interruption à la mi-temps. L’euphorie était générale dans le bloc, peu de gens se rendirent compte que notre équipe avait concédé un deuxième puis un troisième but, sauf en apercevant du coin de l’œil le tableau d’affichage.
C’est uniquement au moment où le stade commençait à se vider que nos pieds retouchèrent terre.

Et la redescente fût douloureuse. Je dus faire face à une situation que je n’avais pas prévue, celle dans laquelle se trouvent tous les supporters effectuant des déplacements « à risques ».
Les forces de l’ordre maintenaient notre sortie fermée, jusqu’à l’éparpillement complet des supporters locaux, afin d’évider tout risque de rencontre pouvant dégénérer.
Près de deux heures après le coup de sifflet final, nous fûmes guidés de nos gradins vers un enclos organisé sur un parking derrière la tribune, où les policiers laissaient partir les supporters par petits groupes à l’appel de leur chauffeur de bus.
Nous étions alors 4 à souhaiter quitter cette prison pour nous diriger chez nous par nos propres moyens (3 autres supporters étaient venus en voiture depuis l’Auvergne).
Nous avons alors essuyé un refus catégorique de la part du chef des opérations qui nous indiqua clairement que nous serions les derniers à quitter le secteur. Nous décidions alors d’abandonner nos protestations et de nous asseoir par terre en attendant qu’on nous appelle à notre tour.

Les horloges indiquaient finalement une heure passée d’un certain nombre de minutes lorsque je pris la direction de la sortie. Bien entendu, à cette heure-ci, les services de transport exceptionnels mis en place les soirs de match étaient déjà tous rentrés à leur dépôt.
Il ne me restait plus qu’à marcher les 4 kilomètres me séparant de mon lit, tout seul dans la nuit forezienne. Une nuit de seulement 3 heures m’attendait avant de redémarrer une difficile semaine de cours.

Finalement j’ai vécu cette expérience du parcage comme un premier essai d’une drogue chimique où peut-être comme une mauvaise cuite : la fatigue et la douleur font durement suite à une extraordinaire euphorie difficilement explicable et contrôlable.
Dans mon cas, la redescente est amère, et c’est pourquoi je mis un terme à mon expérience et stoppai jusqu’à nouvel ordre ma consommation de parcage.

vendredi 24 août 2012

My London 2012 Olympic diary: The prequel


On the 6th July 2005, I was still a newcomer in London, living in town for less than 6 months. Nonetheless, I already met the one whose destiny was to become my wife and mother of my son.
But on this precise day at lunchtime in Trafalgar Square, I felt alone amongst thousands of locals. This feeling was due to a vote result displayed on the purposely built giant screen. On this screen, I could read: 

“1 London, 2 Paris”. This meant that the 2012 summer Olympic Games would take place here in the UK and not in my hometown before a few more decades…




At first, and for quite a while, the ‘London 2012’ word made me feel sick. During the course of the 7 years wait before it all started for athletes, my feeling progressively shifted. When did I precisely decided to get overexcited about the London Olympics (and together disenchanted about the Parisian life), I cannot really tell. What is certain is that when I moved back to France in August 2010, I had my summer 2012 holydays all planned. I’ll embrace the Olympic spirit with my family and happily come back to London.

All the checkpoints met in the long run before this Olympic torch got set alight, just added a new layer to my excitement: the (rather  disappointing) first round of tickets purchase, the birth of my son (yes! I’ll discover the Olympics with my son!), the (much more successful second and third round of purchase, the plane tickets reservation…

The plan was perfectly set up. We will stay for 10 days in the British capital and will have 10 pairs of tickets to use for various events including judo, fencing, football, hockey, horse riding, taekwondo, canoe and handball.
A few good friends were invited to share this moment with us, some surprisingly declined, but on the 3rd August 2012, Alexia, Andrew and I were actually boarding the plane to live our first Olympic experience. And it will surely be remembered for life. Let our Games begin!

vendredi 2 mars 2012

Manchester express


Manchester, 3 décembre 2008


            Durant mes 6 années de vie en Angleterre, mon équipe favorite a traversé trois fois la Manche pour disputer des rencontres face à des équipes britanniques. Je n’ai raté aucune de ces occasions.
            Deux d’entre elles consistaient en un tournoi amical et estival disputé dans le fief d’Arsenal, à l’Emirates Stadium. Des billets pas trop chers et disponibles facilement, un déplacement court et facile ainsi qu’une programmation en journée le weekend rendait la tâche relativement facile.
            Leur troisième venue allait s’avérer beaucoup plus épique.

            En cette saison 2008-2009 le Paris Saint-Germain dispute l’Europa league et se retrouve dans le groupe éliminatoire de Manchester City, équipe fraîchement racheté par un Cheick multimilliardaire et donc en train de débuter sa montée vers les sommets.
            La cinquième journée de cette phase de poule allait voir les sky blues recevoir les parisiens dans leur City of Manchester Stadium.
            Les obstacles pour moi, étaient les suivants :
·         Impossibilité de m’inscrire avec les supporters parisiens en déplacement puisque je n’étais abonné nulle part et n’avait aucune relation assez influente pour forcer mon inscription,
·         Mise en vente des billets par le club ne Manchester city uniquement aux titulaires de la carte officielle de fan du club,
·         La programmation du match se déroulant à Manchester, environ 400km de Londres, un jeudi soir alors que je ne pouvais plus me permettre de prendre de congés en cette fin d’année.

Une à une, j’allais déjouer les embûches dressées sur mon chemin.
Tout d’abord, je fus contraint de payer pour m’enregistrer en tant que supporter officiel de Manchester City (bizarrement, numéro soixante mille et quelques seulement), afin de pouvoir accéder à la page de réservation de billets pour des rencontres du club.
Ensuite, je pus une nouvelle fois activer mon compte en banque pour m’offrir deux tickets pour le match de Paris. La bonne nouvelle étant que la possibilité était donnée de choisir ma place au siège près, et j’optai donc pour une paire de siège ayant pour voisin la « visiting supporters area » où étaient attendus les fans parisiens.
La prochaine étape consistait à organiser le voyage. Encore une fois ma chère femme accepta, malgré son manque d’enthousiasme flagrant pour le football, de m’accompagner dans ce séjour pseudo-touristique.
Le meilleur compromis fut trouvé en réservant des billets sur la seule ligne de train efficace du pays pour effectuer le voyage aller en fin d’après-midi le jour du match, puis de repartir au milieu de la nuit en bus afin d’être à Londres assez tôt pour embaucher à l’heure habituelle. Et tout ceci sans avoir à supplier mon patron pour obtenir un jour de congé supplémentaire !

Tout était près, il n’y avait plus qu’à embarquer, profiter du service à bord de notre train, faire un rapide tour du centre ville mancunien, se réchauffer avec les vins chauds du marché de noël et se remplir l’estomac avec des bradwurtz typiquement allemandes…
La partie touristique étant bouclée, il était temps pour nous de rejoindre le stade situé en banlieue via les bus locaux, déjà remplis de supporters bleu ciels.




Nous pénétrâmes dans le stade, moderne, sans signe particulier et donc sans saveur, puis découvrîmes notre positionnement derrière les buts, juste à côté des supporters visiteurs.
Juste à coté était le mot exact sachant que seuls un filet de tennis installé à la va-vite et un stadier tous les quatre rangées me séparaient du premier ultra parisien.
Cependant, nous étions encerclés par de vrais fans de City, étrangement placés juste à coté de l’emplacement visiteurs. Pas de soucis ici (ou presque) puisqu’il n’existait aucun contentieux entre les deux clubs et que la rencontre n’était pas sujet à l’embrasement des foules. En revanche, je me demande si le dispositif de sécurité est identique lorsque les voisins de United se déplacent ici…

La rencontre était déjà des plus soporifiques, mais la température largement en dessous de zéro degrés la rendit complètement anesthésiante ! Les supporters de tous bords autour de nous partageaient clairement cette opinion.
A l’exception de quelques chants traditionnels coté visiteurs et de quelques démonstrations de vulgarité verbale ou gestuelle coté mancunien.
Deux sujets de discussion occupaient cependant notre frigorifique soirée.

Premièrement, ma chère femme craignant à juste titre le froid lorsque l’on reste deux heures debout sans bouger et que l’air est gelé, se trouvait parfaitement emmitouflée sous d’innombrables épaisseurs de tissus incluant une écharpe remontée jusqu’aux yeux et un bonnet redescendu jusqu’aux même organes.
Ceci n’était pas du goût de la sécurité britannique qui lui demanda à plusieurs reprises de découvrir un peu plus son visage sans lui donner de raison valable. Mon soupçon concernant  la cause de ces demandes fût confirmé par les mancuniens qui avaient assisté à la scène.
Les stades britanniques sont aujourd’hui tous intégralement épiés par de multiples caméras. Le règlement intérieur de ceux-ci stipule clairement que le visage des spectateurs doit à tout moment être en mesure d’être identifié par ces caméras de surveillance. Même en cas de météo polaire…

Le deuxième sujet de discussion concernait notre présence étrangère dans un gradin populaire de Manchester City. Les réactions à ce sujet furent variées.
Les plus anciens venaient nous saluer pour notre courage d’avoir bravé les éléments pour être ici (travail, trajet, météo, match inintéressant sur le papier et dans les faits : nul sans but).
Les plus jeunes et souvent les plus écervelés, passèrent leur temps à nous gratifier de leurs plus belles injures toutes basées sur le fameux ‘F word’. Ceci sans jamais se montrer menaçant physiquement probablement grâce à la présence salvatrice à mes cotés d’une femme innocente…

Le supplice imposé par la rencontre terminé, il fut plus que temps de retourner en ville pour s’offrir nourriture et boissons chaudes afin de compenser les nombreuses calories perdues à garder le fonctionnement de nos organes vitaux intact pendant la durée du match.
Le problème était que même sans aucune fourniture à l’effigie du club parisien, nous fûmes trahis par nos papiers d’identité, si ce n’est par notre accent, lorsque les videurs de pubs nous demandaient une preuve de notre âge.
Le résultat était simple, deux refus d’entrer dans des pubs, couplés au froid, à notre faim et notre volonté de ne pas trop s’éloigner de la gare routière, firent que nous finîmes notre soirée au Burger King local, qui accepta de nous servir un repas chaud sans discrimination due à notre nationalité.

Quelques burgers et frites plus tard, il fut temps de rejoindre le bus qui allait nous reconduire vers la capitale avant le lever du soleil.
Le voyage fut plus ou moins reposant (plus pour moi) et me permis d’être à l’heure sur mon chantier sans trop souffrir de la fatigue. J’avais réussi à boucler sans dommage mon voyage express à Manchester !

vendredi 6 janvier 2012

Bienvenue en France


     Ce week end va se dérouler le traditionnel tour de coupe de France marquant la reprise pour tous les clubs du pays et l'entrée dans la compétition pour ceux de l'élite. Voici donc le récit d'un de ces matchs de coupe...

Agen, 23 janvier 2011


En 2011, je n’habite plus à Londres mais en Occitanie par choix et plus précisément dans le Gers pour raisons professionnelles. Ici, la majeure partie des pages sportives des journaux est consacrée au rugby.
            Pour être clair, la ferveur footballistique n’existe pas. Il y a trois fois moins de clubs de football professionnels dans tout le quart sud-ouest de la France que dans la simple banlieue londonienne.
            La seule rencontre qualifiée injustement de « derby » oppose Bordeaux à Toulouse, deux villes séparées de près de 250 kilomètres.

            Le club professionnel local est donc le FC Toulouse, club pour lequel l’enthousiasme est très mesuré, tapis dans l’ombre du Real Madrid du rugby qu’est le Stade Toulousain.
            Le stadium municipal demeure à moitié vide toute l’année (59% de remplissage depuis la dernière promotion en ligue 1) et les occasions de s’emballer sont une denrée rare.

            Alors forcément, lorsque le tirage au sort des seizièmes de finale de la coupe de France désignât les amateurs d’Agen (eux aussi dans l’ombre du club de rugby local) comme hôtes de mon cher Paris Saint-Germain, je bondis sur l’occasion.
            Un match de football intéressant à 100 kilomètres de chez moi était une rareté que je ne pouvais pas décemment laisser passer. L’organisation chaotique allait elle tout faire pour que je me rate.

            Le stade de football de la ville d’Agen ne pouvant clairement pas accueillir sereinement la foule envisagée pour cette rencontre, le club d’Agen décida de délocaliser le match à Armandie, fief habituel des rugbymen agenais.
            Les dirigeants du Paris Saint-Germain, en pleine phase de « pacification » et/ou « désertification » de ses tribunes, craignaient que ce match dans un petit stade de province ne tourne au règlement de compte entre supporters chassés de leur Parc des Princes. Ils demandèrent donc à la Fédération de relocaliser le match à Bordeaux ou à Toulouse pour mieux assurer la sécurité du public.
            Bien entendu, le club local prit cette demande comme un manque de fair-play et de recours en appels, on ne savait toujours pas où jouer ce match à une semaine de son coup d’envoi.
            La vente de billets se trouvait donc suspendue, victime collatérale de ce bazar administratif.

            Lorsqu’à 6 jours de l’évènement, la décision de maintenir le match à Agen avec une sécurité renforcée fût enfin entérinée, la vente des billets pu enfin démarrer.

            Il fallait pour s’offrir les sésames, se déplacer à Agen dans l’un des 3 points de vente crées. Je fis volontiers cet effort mais rapidement cru l’avoir fait vainement lorsque je vis que les billets ne seraient vendus qu’aux titulaires d’une carte d’identité délivrée dans le Lot-et-Garonne ou l’un des départements limitrophes, et ce dans le but d’empêcher les parisiens de venir régler leurs comptes à cette occasion.
            Problème, mes papiers d’identité ne sont pas du tout issus du sud-ouest mais délivrés par le consulat français de Londres. Ma chance a ici été de prouver que Londres n’était pas sur la liste des départements « bannis » par les revendeurs de billets. De plus, la possession d’un carnet de chèque à une adresse ariègeoise finis de convaincre les vendeuses à la rigueur professionnelle peu remarquable.
            Je repartis donc avec 2 billets pour le spectacle du dimanche après-midi (j’avais comme souvent invité d’office ma femme).

            Le jour du match enfin arrivé, j’arrangeais une petite découverte touristique de la ville d’Agen pour satisfaire ma curiosité et surtout pour rendre la journée moins difficile à supporter pour ma femme.
            Première surprise, l’alcool coule à flot. En Angleterre également vous me direz, mais certainement pas à moins de 100 mètres des portes du stade à l’heure d’un match.
            Deuxième surprise, pour un match classé « à risque » la présence policière se fait discrète dans les rues bordant le stade, voire même inexistante pour gérer le flot de voitures inhabituel se déversant dans ces même rues.



            Mais ceci est à ranger au rayon détail comparé  aux premières impressions vécues dans le stade.
            Pas de gestion des spectateurs. Des agents de sécurité sont en position pour effectuer une fouille corporelle et font leurs travail mais aucun système de blocage des spectateurs n’étant en place, une bonne moitié de ceux-ci se permet sans qu’on ne leur dise rien, de passer entre deux agents pour filer vers les tribunes.
            Pas de gestion des spectateurs #2. Le stadier civil situé à l’entrée de notre accès à la tribune nous apprend avec malice que les places réservées et numérotées dans une tribune assise que j’avais volontairement achetées plus cher pour éviter la cohue à ma chère femme, ne valent rien, la tribune étant « pleine ». L’incompréhension fît vite place à l’énervement puis au dépit, comprenant que le pauvre agent avait été parachuté ici sans aucune consigne particulière quant à la vérification des billets des gens pénétrant dans la tribune.
            Pas de gestion des spectateurs #3. Quelques marches plus loin, nous découvrons qu’effectivement la tribune est pleine à craquer, qu’il est inutile de chercher un agent de sécurité pour nous montrer nos places puisqu’il n’y a pas d’agent en tribune. De même, il est inutile d’essayer de trouver nous même ces places, la numérotation sur nos billets semblant factice puisqu’aucun numéro ne semblait visible sur les gradins les plus proches de nous.
            Pas de gestion des spectateurs #4. Une fois décidé à passer le match debout à la sortie d’un couloir ou le vent gelé s’engouffrait avec plaisir, je pus remarquer avec délectation la présence de barrières anti-invasion de terrain aux pieds des tribunes. Vous savez ces barrières temporaires de chantier légères qui s’emboitent aux pieds dans des socles de ciment. Ces barrières qui se renversent à la moindre pression et encore plus facilement quand elles ne sont pas liées entre elles, comme ce fus le cas ce jour là…
            Pas de gestion des spectateurs #5. Le déplacement de supporters parisiens ayant été interdit, le petit carré de tribune obligatoirement réservé aux supporters visiteurs et monté pour l’occasion, se trouvait être entièrement vide. Au lieu de ça, on distinguait des petits groupes de supporters bleus et rouges disséminés un peu partout dans le stade. Il ne leur fallut que quelques minutes pour se regrouper tous ensemble juste à côté du parcage qui les aurait en temps normal accueilli. Cela va sans dire mais ce rassemblement imprévu se fit sans aucun encadrement sécuritaire. Heureusement ces supporters là étaient entièrement pacifiques et passèrent leur après-midi à chanter les louanges du nouveau plan de sécurité du club.

            A part ça, un match s’est tout de même déroulé sous nos yeux. Ce fut même un bon match ou le petit poucet résista vaillamment à l’ogre du jour avant de finalement s’incliner d’un petit but. Paris l’emporta 3 buts à 2 sans vraiment briller et poursuivit sa route jusqu’à la finale où ils s’inclineront face au nouveau champion de France lillois.

            Le retour sur Terre avait donc été violent. J’appréciais déjà énormément les multiples charmes de ma nouvelle région mais venait seulement de réaliser à quel point son isolement était grand sur la carte footballistique du monde.
            Finis les plaisirs d’une population qui respire le football avec son oxygène, finis les fastes d’une ligue multimilliardaire, finis la cohésion sociale et la grande responsabilité des clubs à l’égard des évènements qu’ils organisent.
            Bienvenue au pays de la paperasse administrative, au pays de l’extrême négligence sécuritaire, bienvenue en France.