Bienvenue!

Bienvenue à tous sur mon petit cahier numérique, un peu autobiographique, au cours duquel je vais vous décrire certaines journées de mon existence. Le seul point commun entre toutes ces journées: ma présence dans un stade.


Bonne lecture et n'hésitez pas à me commenter et/ou me contacter!

vendredi 17 octobre 2014

Un bon bain!


            C'est bien connu, l'Angleterre est un pays humide. Il y pleut parfois. Mais les anglais y sont habitué et ne changent pas leurs habitudes pour des considérations météorologiques. En ce début d'année 2009, j'étais sur le point de le redécouvrir.

            Ma compagne étant toulousaine d'adoption, son cœur sportif bat bien plus pour les rugbymen que pour les footballeurs. Cependant après 3 années de vie commune, je lui avais déjà infligé quelques dures soirées consacrées au ballon rond. Il était temps de lui rendre la pareille et d'organiser une belle sortie dédiée à la balle ovale.
            Noël 2008 m'en donna l'occasion. J'offris à madame (et à moi-même par cette occasion) un weekend tout compris dans la province anglaise incluant une visite d'un stade pour une rencontre de rugby disputée par son équipe favorite. Toulouse venait cette année disputer une rencontre de coupe d'Europe de rugby dans la charmante ville de Bath, tout près de la frontière galloise. La ville étant également d'un fort intérêt touristique et historique, la décision d'organiser un weekend complet autour de ce match fut rapidement prise.
            Transport et hébergement ne poseraient aucun problème. L'obtention de sésames pour ce match serait bien plus compliquée. En effet, la demande pour les rencontres de rugby du club local est très grande, et les places pour un match, qui plus est face à la grande équipe de Toulouse, dures à obtenir. La seule disponibilité que je trouvais étais une très onéreuse offre comprenant repas au Recreation Ground avec les autres VIP, présentation des joueurs locaux, causerie du coach, places assises en tribune d'honneur pour le match et invitation à participer aux célébrations d'après-match! Rien que ça! Ne reculant devant aucun sacrifice pour le bonheur de ma chère et tendre, deux options furent posées pour cette proposition casse-tirelire.
            Bien que n'ayant pas de places pour le match, deux amis londoniens (un anglais et une normande) nous accompagnèrent pour le weekend touristique, nous fournissant au passage un moyen de locomotion individuel.
            Arrivés le samedi matin sur place, nous posions nos affaires dans notre chambre d'aubere de jeunesse avant de prendre la direction à pied du centre ville, sous un radieux soleil hivernal.
            L'immanquable visite des bains romains faisant la célébrité de la ville eu bien lieu, et nous ipressionna tout comme le reste du centre ville datant de l'occupation romaine il y a deux millénaires de cela. La soirée fut ensuite consacrée à la découverte de pubs locaux, dans la plus anglaise des traditions!

Recreation Ground
            Le lendemain matin le décor avait changé, le ciel menaçait de tomber sur la tête des braves habitants de Bath! La pluie venait inonder les vertes prairies alentours et remplir dangereusement la rivière traversant la ville. Le stade se trouvait bien entendu en bordure de ce cours d'eau.
            En arrivant à ses grilles je fus tout fier de présenter mon pass VIP et de me faire accompagner vers le restaurant du club, sous une tribune latérale. Le déjeuner gastronomique avec vue sur l'eau qui tombait inlassablement sur la pelouse fut très apprécié. Ensuite le coach de Bath vint nous rejoindre pour quelques mots. Nous avions alors très vite été dénoncés comme agents toulousains par le staff en place. Dans un grand éclat de rire général, le coach affirma que tout ce qu'il venait de dire concernant la tactique et la composition de son équipe était complètement faux! Un dernier coup d'oeil sur les joueurs venant s'échauffer sur ce qui ressemblait de plus en plus à une piscine et l'heure fut venue de regagner nos sièges dans la tribune principale du stade.
            Ma compagne s'arrêta au passage quelques secondes sous la pluie pour profiter de très près du retour de son favori toulousain, Clément Poitrennaud, au vestiaire après son échauffement.
            C'est seulement une fois assis à nos places que nous remarquions que notre tribune était la seule à être équipée d'un toit protégeant les supporters des pluies diluviennent qui continuaient de s'abattre sur la ville. C'est également à ce moment là que notre amie nous appellait pour nous dire qu'elle avait trouvé une place pour assister à ce match, dans la tribune située en face de nous. Non abritée donc. N'étant bien entendu pas équipée de protection spécifique contre la pluie, elle fut vite trempée mais demeura courageuse jusqu'à la fin du match.

A mud bath

            Du courage, les joueurs n'en manquaient pas, mais les conditions rendant impossible tout décent jeu à la main, la qualité du rugby déployée sous nos yeux était des plus mauvaises. La pluie était tellement lourde et continue que même le jeu au pied devenait incontrôlable. Les glissades furent innombrables, de même que les fautes de main provoquée par cette savonnette de ballon ovale!
            Un score de trois points partout vint sanctionner cette après-midi qui a dû paraître bien longue pour les joueurs et les supporters de la tribune d'en face. Je n'ai d'ailleurs pas de souvenir d'une rencontre de rugby internationale s'étant conclu sur un aussi petit score avant ou depuis ma visite à Bath.
            Un très bref détour par la réception d'après match et nous retrouvions nos deux compagnons, incluant une conductrice trempée jusqu'aux os! Il était alors temps de retrouver nos pénates londoniennes. Sur le trajet du retour, nous étions tous d'accord sur au moins un fait: nous avions tous mérité un bon bain (chaud)! 

mardi 15 avril 2014

Paris champion dream


Paris, 2 avril 2014

A l'heure du tirage au sort des quarts de finale de la Ligue des Champions 2014, je suis au Mans en train d'écouter des juristes parler. Et j'en ai pour 4 semaines. Le sort venait de désigner les londoniens de Chelsea comme adversaire du Paris SG et soudain un éclair de génie traversa mon esprit. Je ne suis qu'à une heure de train de la capitale et je n'ai pas fréquenté le Parc des Princes depuis bien trop longtemps (environ 5 ans je crois...).
Le problème se posant rapidement était bien entendu celui de l'obtention des billets. Les abonnés et invités étant servis, le club annonça qu'il ne restait plus que 3000 places à vendre. La mise en vente était prévue pour un mardi, 8 jours avant la rencontre, en «fin de journée» d'après le communiqué officiel. Dès la fin de ma journée de cours, soit vers 17h30, je m'installais à un poste informatique de l'école nous accueillant et j'attendais sagement que le site internet de la billetterie du club s'actualise pour ouvrir la vente. Près de 3 heures plus tard, la page changeait enfin d'aspect et me permit d'obtenir immédiatement une place dans une des rares catégories restantes, soit une place à 60€ en quart de virage. Grisé par ma rapide réussite, je tentais et réussissais à obtenir un deuxième ticket dans le même secteur. Quelques minutes plus tard, les billets de train étaient réservés, mon cousin était invité et mon hébergeur pour la nuit était choisi. Il n'y avait plus qu'à attendre une semaine!
 
Belle campagne de pub non?

Le mercredi suivant, les cours terminés, je filais rapidement hors de l'école, enchaînais non moins rapidement tramway, TGV et métro pour me diriger vers ce stade qui m'avais tant manqué. Au passage, je croisais mes premiers signes d'excitation footballistique en entrant dans le métro à la gare Montparnasse, en repérant quelques lots de parisiens en tenue rouge et bleue dans les rames. Au changement à La Motte Picquet Grenelle, j'assistais un groupe de "casuals" (supporteurs habillés en tenue classique, sans aucun signe distinctif de leur club) anglophones ayant besoin de conseils pour trouver la direction du stade. Bien entendu je me retrouvais dans leur rame sur la ligne 10 et profitais de occasion pour subir une petite leçon de chants à la gloire des blues.
En ressortant à l'air libre, je pouvais constater les premiers signes m'informant que l'organisation du club avait bien changé ces dernières années. Dès la bouche de métro, la présence des forces de l'ordre est massive, l'accès aux environs du stade est réservé aux détenteurs de billets plus de 500 mètres avant de pouvoir atteindre ses grilles. Je retrouve difficilement mon cousin à travers des rues que je ne connais plus vraiment et on se lance ensemble dans la longue file d'attente filtrante permettant d'accéder au quartier du stade. Une demi-douzaine de contrôles de billets plus tard nous arrivons sur la magnifique rue du commandant Guibault bordée d'un coté par le Parc des Princes et de l'autre par le tout nouveau et tout beau stade Jean Bouin accueillant le Stade Français, section rugby.
Encore quelques contrôles et nous pouvons pénétrer dans l'arène, par la porte qui était encore réservée aux supporteurs visiteurs la dernière fois que je suis venu. Les joueurs s'échauffent, l'ambiance est festive, les petits drapeaux mis à disposition par le club sont déjà frénétiquement agités, ma tension monte encore d'un cran.

Les 11 titulaires

Nos deux numéros de place étant légèrement éloignés l'un de l'autre, mon cousin et moi essayons discrètement de rester ensemble dans l'escalier pour vivre le match ensemble. Ma première bonne surprise fût de voir que personne se comptait s'asseoir pour vivre la rencontre dans notre secteur. Quelques secondes après le coup d'envoi cependant le service d'ordre nous imposa de quitter l'escalier et de rentrer dans les rangs. On réussit tout de même à rester ensemble à un des premier rangs de cette tribune.
Dès la première minute, les parisiens placèrent une attaque dangereuse et dès la troisième ouvrirent le score grâce à un magnifique enchaînement de l'argentin Ezequiel Lavezzi sur un centre mal dégagé par John Terry. L'ambiance était formidable, tout le stade semblait vibrer à l'unisson à ce moment là. Malheureusement, progressivement, les joueurs parisiens baissèrent le pied et laissaient les londoniens prendre l'avantage. Ceci se ressentit sur l'atmosphère en tribune qui devint elle aussi progressivement moins festive et plus tendue. Le changement de physionomie du match fut concrétisé au milieu de la première mi-temps par l'égalisation sur penalty des joueurs de Chelsea.
Cette période plus calme me permis de décortiquer le nouveau système de dénonciation de fumeurs mis en place par le club. Les stadiers sur la pelouse faisant face aux tribunes, communiquent avec précision à leurs compères situés en tribune l'emplacement des personnes osant allumer une cigarette et ces derniers se doivent ensuite d’obtempérer au plus vite ou de quitter le stade. En toute honnêteté, une police anti-tabac dans un lieu public est une idée qui me plait même si la méthode m'a fait sourire.
Sur le terrain, malgré un petit mieux avant la pause, les supporteurs semblaient, comme moi, frustrés par la performance des joueurs parisiens qui nous avaient habitué à tellement mieux au cours de cette saison. Heureusement, la seconde partie de la rencontre allait être très différente.

Après la pause, les joueurs revinrent rapidement à leur jeu de possession et de passes rapides habituel, en même temps que les supporteurs revenaient à une ambiance plus festive et poussaient réellement leur équipe. Malgré l’éradication des groupes d'ultras qui organisaient l'ambiance dans le stade auparavant, les chants émanant des virages étaient exactement les même qu'avant et leur enchaînement semblait indiquer qu'il y avait encore une certaine organisation des fans en tribune.
Les parisiens inscrivirent un deuxième but peut après la reprise et n'allaient ensuite plus laisser respirer leurs adversaires qui ne se créeront aucune occasion de tir durant tout le deuxième acte. Deux joueurs clé allaient quitter le terrain sur blessure (Ibrahimovic et Verratti) mais leurs remplaçants ne déçurent personne. Cependant malgré la nette domination, on arriva à la fin du temps réglementaire avec un seul but d'avance. Tout le stade continuait cependant de pousser et fut récompensé à la dernière minute des arrêts de jeu par un magnifique but de Javier Pastore, l'argentin qui avait remplacé son compatriote buteur quelques minutes plus tôt.
L'atmosphère devint alors assez folle tout autour du terrain, je n'eus pas vraiment l'occasion de voir les dernières secondes de jeu, étant encore en train de célébrer ce troisième but et cette belle victoire. Jose Mourhino, l'entraîneur des londoniens ne vit pas non plus la fin du match puisqu'il quitta le terrain immédiatement après ce but.

La joie après le but de Pastore

Mon cousin et moi restions à l'intérieur du stade jusqu'à ce que les tribunes soient vidées se perdant alors en conjectures irréalistes concernant la suite de la compétition. Ensuite, il fallut se quitter, puis de mon coté traverser la capitale en métro pour rejoindre le domicile de mon hébergeur. En arrivant chez sa compagne et lui, je sentais clairement que toute l'adrénaline qui avait été produite par mon corps au cours du match ne s'était pas encore complètement dissipée. C'est donc en tremblotant encore un peu que nous procédions à un débriefing  du match puis à une petite mise à niveau nécessaire sur l'avancée de nos vies respectives et de celle de nos amis communs.
Quatre heures de sommeil plus tard, il me fallait attraper le premier métro puis le premier TGV à destination du Mans pour me permettre d'être à l'heure pour une nouvelle journée de cours de droit. Malgré tous mes efforts, je ne pouvais cependant empêcher mon esprit de divaguer régulièrement vers la poursuite de ce que le service communication du club appelait le "Paris Champion Dream".

mercredi 11 décembre 2013

Le football et moi...

9 mois sans publication, ça craint! Le peu de temps que j'ai pu consacrer à l'écriture pendant ce temps, a servi a satisfaire mon éditeur anglais avec une flopée de portraits de joueurs qui ont ou qui vont traverser la Manche.
Et puis récemment, j'ai réfléchi. J'ai réfléchi aux origines de ma passion pour ce sport et à son évolution au cours du temps, en fonction de l'offre et de ma demande. Et j'ai fini par en faire un graphique!

9 months without a publication, it stinks! The few ocasions I had to write during this period were utterly devoted to my English editors and the scouting reports he ordered me.
And then I thought. I thought about how it all started, I mean my passion for football. And how it evolved through time. And obviously I ended up drawing a chart!


Et maintenant, quelques explications:
1986, un très très vague souvenir de gens criant au milieu de la nuit dans la maison et à l'extérieur, pendant un quart de finale France-Brésil de coupe du monde.
1988, première licence à l'US Roissy-en-Brie (comme Paul Pogba un peu plus tard...)
1990, premier vrai souvenir télévisuel, Colombie-Cameroun de 1990, Higuita, Valderama et Roger Milla.
1991, premières lectures (abonnement à 'Onze Mondial') et deuxième souvenir télévisuel, la finale de Bari sur écran géant à la salle des fêtes de la ville. 
1992, première sortie dans un vrai stade, au Parc des Princes (lire "Le Premier Souvenir")
1993-1999, avec les coupes d'Europe (grand souvenir d'Auxerre et Paris en 1993, bizarrement peu de Marseille la même année) ou l'équipe de France la courbe télévisuelle monte bien que l'offre reste rare sans Canal+.
2000, début des études à Saint-Etienne la pratique du football décroit aussi vite que croissent les déplacements au stade (Lire "La star locale").
2002, l'explosion de l'offre télévisuelle (dans un premier temps dans les bars) ne me laisse pas insensible...
2003, investissement dans la seule carte d'abonnement à un stade jamais possédée, Paris Saint-Germain saison 200-2004 (Lire "Mon idole" et "Le classico").
2004, la lecture se fait maintenant sur internet, les possibilités sont décuplées...
2005, découverte de Londres et de la culture britannique du football. Les soirées pub/football sont légion.  Investissement dans la création d'un groupe d'ultras pour l'équipe de France et premiers stades anglais.
2006, installation à Londres, l'activité footballistique resurgit, d'abord au parc..L'envie d'écrire fait sont apparition (Lire "Le match des "ski""). Découverte de l'énorme offre de littérature footballistique anglaise. Premier match de coupe du monde "en vrai", à Cologne (lire "Ma coupe du monde").
2007, la vie de couple et le bon sens retrouvé font décroître ma consommation télévisuelle. Je deviens sélectif. Inscription dans un club de football anglais, puis dans un club de futsal.
2008,  transformation en dévoreur de livres, grâce à la grande culture anglo-saxonne vis-à-vis du football, j'achète plus de livres que je ne peux pour le moment en lire.
2009, je commence à remonter dans le passé pour mettre sur papier mes virées footballistiques.
2010, première rupture des ligaments croisés, chute soudaine de l'activité sur le terrain, abonnement à "So Foot".
2011, de retour en France, deuxième rupture des ligaments croisés, abandon de la pratique du football.
2012, sur les conseils de ma femme, je débute une carrière d'arbitre (Lire "Aux chiottes l'arbitre!"). Je commence également à écrire des portraits de joueurs pour un site internet généraliste anglais (Voir "sabotagetimes.com").

Le futur?
Stabiliser ma consommation télévisuelle, continuer à écrire, continuer à lire, continuer à arbitrer, éventuellement redémarrer la pratique quand je serai admissible en vétéran et s'offrir de belles découvertes de stades et d'ambiances.

Notes:
1986, a vague memory of people shouting at their tv screeen while Brazil-France was happening during the World cup.
1988, first official licence for US Roissy-en-Brie (same first club as Paul Pogba).
1990, first real tv memory, 1990 Colombia-Cameroon. Higuita, Valderama and Milla.
1991, first readings (subscription to "Onze Mondial") and 2nd tv memory, the European cup final in Bari watched at the local community house.
1992, first visit to a real stadium, the Parc des Princes (read"Le Premier Souvenir")
1993-1999, thanks to the European cups and the national squad, the tv curve goes up despite the small amount of games broadcast.
2000, begining of my studies in Saint-Etienne, playing football decreases as fast as watching it live increases (Read "La star locale").
2002, tv offer goes through the roof and I follow...
2003, first and so far only purchase of a season ticket in Paris (Read "Mon idole" et "Le classico").
2004, reading through internet gets me interested...
2005, discovery of London and the British football culture, pub/football nights are numerous. Part of an Ultra group creation in favour of the French national team.
2006, settling in London, getting back to real action, first with parks kickabouts. Wrote my first piece about a game I witnessed (Read"Le match des "ski""). Realised the immense reading offer in the football section of my bookshop. Watch my firs "real" world cup game in Koln.
2007, common sense and marital life are decreasing my television consuption, I became selective. Registering into an eleven a side and a five a side teams as a regular player.
2008, transformation into a book eating machine, I buy more than I can read for now.
2009, I began to walk down memory lane to write about my past football related experiences.
2010, first torn ACL involving a sudden fall in football practice, signing up for "So Foot" magazine.
2011, back in France, second torn ACL buring definitely my will to play football..
2012, on my now wife advices, I began to referee games (Read "Aux chiottes l'arbitre!"). Began to write article for an English generalist website about Ligue 1 players announced in the Premier League (See"sabotagetimes.com").

The future?
Stabilising my tv consumption, keep on writting, keep on reading, keep on refering, eventually get back to playing ways with the over 35, and continue to set up dates with interesting games and interesting stadiums.

jeudi 21 février 2013

PSG all stars XI vs OM all stars XI. Qui l’emporte ? Part 2


Les deux clubs français les plus médiatiques vont se rencontrer à deux reprises la semaine prochaine. Depuis le début de cette rivalité crée par les médias à la fin des années 1980, les deux clubs ont connu la période la plus heureuse de leur histoire et ont su attirer quelques joueurs de grande classe dans leur antre. Mais qui s’imposerait entre deux équipes composées des meilleurs éléments des 25 dernières années ?



2ème partie : le match


t-18: Bernard Tapie tente de soudoyer Gabriel Heinze et Ricardo afin qu’ils lèvent le pied durant le match, en échange de quelques billets. Les deux joueurs acceptent en confirmant dans leur langue natale respective qu’ils lèveront le pied plus haut que d’habitude sur chacun de leurs tacles. Nanard, acquiesce gentiment, satisfait de l’accord obtenu.

t-11 : Un richissime émir rachète le PSG et fait immédiatement signer Maradona, Cruijf, Ple et Platini pour densifier son milieu de terrain. Malheureusement un dirigeant parisien va égarer le fax enregistrant la licence des nouveaux joueurs et ceux-ci ne pourront donc figurer sur la feuille de match.

t-2 : Dans le couloir menant à la pelouse, l’arbitre central de la rencontre, M. Gilles Vessière sanctionne Eric Di Meco d’un avertissement pour tacle par derrière les deux pieds décollés sur son coéquipier Laurent Blanc, qui attendait juste devant lui.

t-0 : L’arbitre effectue le tirage au sort avec les deux capitaines, Deschamps et Raï qui demande où est le capitaine adverse, ne le voyant pas caché sous son aisselle. Le parisien l’emporte et demande à offrir la pièce à son coéquipier George Weah qui souhaite ainsi aider ses cousins fictifs à se nourrir.

1ère : Jean-Pierre Papin effectue l’engagement d’une magnifique reprise de volée, malheureusement hors cadre.

4: Les parisiens font tourner le ballon en défense jusqu’à ce qu’une transversale d’Alain Roche alerte David Ginola sur l’aile gauche. Celui-ci, occupé à se recoiffer ses cheveux lavés avec Elseve de l’Oreal, ne voit pas le ballon venir et le laisse sortir en touche.

5: Manuel Amoros joue la touche en retrait pour son gardien de but qui ayant appris à jouer au football avant 1992, se permet de saisir le ballon de ses deux mains. M. Vessière siffle un coup franc indirect pour les parisiens. Di Meco, Boli, Amoros, Papin et Roche, ne comprenant pas cette règle, protestent véhément. Waddle ne comprend rien tout court et préfère mimer des blagues à l’arbitre assistant.

6e : Finalement les joueurs sont en place, le ballon à 8m du but, tous les marseillais, sauf Waddle qui n’a pas fini sa blague, sont sur la ligne de but. Paul Le Guen s’apprête alors à décapiter quelqu’un. Amoros qui avait cru bon se cacher derrière Ravanelli, ne pourra rien faire lorsque celui-ci trébucha en voulant sortir du mur. La tête du petit Manuel franchit entièrement la ligne de but en compagnie du ballon. Les parisiens célèbrent l’ouverture du score.

9e : Après une interminable et incompréhensible discussion entre Raymond Goethals et son assistant Rolland Courbis, Jocelyn Angloma entre en jeu pour remplacer le défunt Manuel Amoros. Sur le banc parisien, Artur Jorge esquisse un sourire en voyant la communauté moustachue enfin représentée sur la pelouse. Le jeu peut reprendre par une reprise de volée non cadrée de JPP en guise de coup d’envoi.

12e : Sur un dégagement de Fabien Barthez, JPP tente une reprise de volée acrobatique depuis le rond central. Le ballon roule lentement vers le gardien parisien. Lama relance loin devant vers Ginola qui se shampouine les cheveux et laisse donc passer le ballon.

15e : Basile Boli intercepte une passe en profondeur de Le Guen et lance le contre. Il joue un une-deux avec Deschamps, un une-deux aérien avec Pelé, un une-deux les yeux bandés avec Waddle qui est momentanément à court de blagues, puis un une-deux les deux pieds attachés ensemble avec Di Meco qui lui remet un centre à l’entrée de la surface. Boli arrive à pleine vitesse, évite Ravanelli qui trébuche devant lui et s’apprête à catapulter le ballon de la tête vers le but de Bernard Lama lorsque Drogba qui n’a aucun souvenir de 1993, passe devant Basile et tente lui-même une tête, trop molle que le gardien parisien récupère facilement.

19: Sur un nouveau tacle réalisé sans aucune maîtrise, Kombouare est averti par l’arbitre. Di Meco se moque dans son coin.

23: Lancé en profondeur par son capitaine, Pauleta file vers le but marseillais. La passe mal ajustée sort des limites du terrain. Pauleta qui n’en a cure, continue sa course, saute par-dessus les panneaux publicitaires et rattrape le ballon avant qu’il tombe dans la fosse du Parc des Princes. De sa position, il juge l’angle relativement fermé pour battre le gardien adverse, mais il tente tout de même un lob avec effet rétro improbable de 25m derrière les buts. Barthez qui cherchait un trèfle à quatre feuilles dans se six mètres de peut rien, le ballon semble se diriger vers les filets lorsque Blanc qui mesure bien 15cm de plus que Brahim Hemdani sort le ballon en corner d’une déviation de la tête.

24: Ginola qui vient juste de se rincer les cheveux, frappe le coup de pied de coin en direction de la surface de but marseillaise. Le ballon part directement vers la ligne de touche du coté opposé. Heureusement, aucun bulgare ne figure sur la feuille de match.

29: Les esprits s’échauffent après que George Weah, en tant que futur président du Libéria, ait décidé d’envahir la Cote d’Ivoire voisine puis le Ghana situé un peu plus loin. Drogba et Pelé s’offusquent, et tentent d’empêcher le Libérien de poursuivre sa manœuvre. Les français ayant des intérêts à défendre dans cette partie du globe, décident d’intervenir. Le ton monte, des coups sont échangés tels des images Panini dans la cour de récré, la violence devient gênante. Tel un casque bleu, monsieur Vessière sauve la ville de Paris d’une possible guerre mondiale en séparant les protagonistes et en avertissant les instigateurs africains du conflit.

31: A la suite des incidents de la minute précédente, tout le monde semble un peu perdu sauf les joueurs sud-américains qui n’ont rien compris au problème. Henze en profite pour récupérer un ballon et le transmettre à Ronaldinho dans le rond central. Celui-ci se retourne et élimine Abedi Pelé d’une pichenette, il accélère, passe par-dessus le tacle de Deschamps, contourne Angloma à toute vitesse, dribble magnifiquement Boli puis Blanc avant d’esquiver la sortie de Barthez d’un grand pont. Ronnie peut alors pousser le ballon dans le but vide et partir célébrer avec les supporters. Sauf que Jérôme Leroy, ayant bien senti le coup, arrive au dernier moment pour tacler le ballon dans le but et s’approprier la gloire. Après vérification auprès de ses assistants, M. Vessière estime que Jérôme Leroy n’avait rien à foutre là. Les forces de l’ordre évacuent l’intrus et le jeu reprend par une balle à terre sur la ligne des 6m. Balle que Boli dégage immédiatement très loin devant.

35: Chris Waddle à 25m attrape le ballon a deux mains et le cache sous son maillot avant de mimer une femme enceinte qui accoucherait d’un ballon. M. Vessière ne rit pas, il siffle un coup-franc et avertit le joueur d’outre Manche. La discussion s’anime entre parisiens pour savoir qui tentera sa chance sur ce coup de pied arrêté. Le Guen veut le frapper en force, Ronaldinho en finesse, Pauleta entre les deux… Finalement, le capitaine Raï tranche et décide de le tirer lui-même. Ronaldinho s’en va bouder vers le poteau de corner. Raï ne tire ni en force, ni en finesse, ni entre les deux, il tire en tribune et offre ce ballon aux supporters parisiens pour les remercier de leur soutien avant de s’effondrer en larmes.

38: Abedi Pelé, après un tour de passe-passe (ou de magie noire) se débarrasse du milieu de terrain parisien et peut lancer son avant centre d’une parfaite balle en cloche par-dessus la défense. Papin ne laisse pas passer l’occasion de se dégourdir les jambes en tentant une reprise de volée acrobatique. Sur sa trajectoire, le ballon heurte le crâne de Ravanelli qui venait de trébucher dans la surface de réparation. Bernard Lama est complètement pris au dépourvu, le ballon rentre dans le but au ralenti. Les marseillais hurlent de joie et ne voient pas Nelly Viennot avec son drapeau levé contrairement à M. Vessière. Il semblerait bien que Fabrizzio se soit trouvé en position de hors-jeu au moment de la passe acrobatique de son coéquipier. Raymond et Rolland, sur la touche, insultent vertement le quatrième arbitre dans leur langage respectif, puis, le comprenant sourd-muet, pénètrent sur la pelouse pour plaider leur cause auprès de l’arbitre principal.

40: Après avoir fait venir le GIGN pour évacuer le staff marseillais et après avoir débarrassé l’assistante de quelques kilomètres de papier toilette lancé par les supporters visiteurs situés juste derrière elle, le jeu reprend par un coup-franc indirect en faveur les parisiens.

41: Ayant noté l’éviction de ses coachs et sentant la possibilité de faire avancer sa carrière d’un bond, Laurent Blanc s’auto proclame entraîneur-joueur. Deschamps, marmonne dans son coin que son heure viendra bientôt.

45: Alors que les joueurs parisiens font tourner la balle en défense, une passe d’Alain Roche vers son gardien de but rebondi sur une taupinière. Bernard Lama, à vingt mètres de son but se déchire complètement et tombe le nez dans le gazon. Drogba, dépose Ricardo au sprint pour aller pousser le ballon dans les filets de la capitale. Un but partout.

45+2: Georges Weah qui avait anticipé un centre au troisième poteau de Ginola, récupère la gonfle sur le coté de la surface de réparation. Dans un espace de dix mètre carré, il dribble en force Di Meco et Boli avant de s’effondrer devant Barthez, victime d’une crise d’hypoglycémie fulgurante. M. Vessière qui a tout vu, siffle penalty.

45+3: Une fois la perfusion de glucose branchée sur le bras de l’attaquant libérien, celui-ci se relève et veut se faire justice lui-même. Il s’élance et frappe de toutes ses forces en direction du premier rang vers le poteau de corner. La balle file à toute vitesse percuter le visage d’un jeune homme qui narguait ostensiblement Weah en mangeant son sandwich rillettes cornichons. M. Vessière envoie tout le monde au vestiaire pour la mi-temps.


Mi-temps : Dans le vestiaire parisien Weah cherche désespérément du sucre, Gabriel Heinze téléphone à son agent, Raï pleure et Artur Jorge se demande ou est passé Ronaldinho. Dans le vestiaire marseillais, Di Meco lance quelques tacles pour rester chaud, Ravanelli se relève, Waddle raconte des blagues et Pelé joue du tam-tam.

Au retour sur le terrain, Raï signale à l’arbitre qu’à sa demande, Heinze est sorti, remplacé par Francis Llacer et que Patrick Colleter rentre pour suppléer Antoine Kombouare. Ensuite, Deschamps vient signaler qu’Eric Di Meco s’étant claqué en taclant un journaliste dans le couloir du stade, sort au profit de Gabriel Heinze, l’argentin ayant savamment négocié son transfert et sa prime à la signature pendant la pause.

46: Les parisiens engagent, mais Pauleta, se prend les pieds dans le porte-perfusion de Weah et rend immédiatement le ballon aux marseillais.

49: En se replaçant, Ravanelli trébuche et reste seul au milieu du camp parisien. Un ballon dégagé en catastrophe par Angloma, qui avait peur de se faire raser la moustache par la machette de Weah, retombe par hasard dans les pieds de Fabrizzio qui venait de se relever. Bien qu’ayant l’air en position de hors-jeu d’une bonne vingtaine de mètres, l’italien ne se pose pas de questions et va battre tranquillement le gardien parisien qui n’essaye même pas de l’arrêter. Il part célébrer vers le banc de touche mais trébuche après quelques pas. Les joueurs parisiens protestent avec véhémence, en vain, M. Vessière accordant le but après consultation de son assistant.

51: Alors que Ginola se baisse sur un duel aérien afin de ne pas abimer sa permanente, Abedi Pele récupère le cuir et lance parfaitement Drogba en profondeur. Celui, bien que semblant hors-jeu d’une bonne dizaine de mètres, ne réfléchit pas et file vers le but adverse. D’une subtile balle piquée, il permet au ballon d’éviter la sortie féline de Bernard Lama. Drogba, lui ne l’évite pas et se fait laminer le visage par les griffes de la panthère guyanaise. Le ballon en cloche s’en va retomber entre les deux poteaux quand JPP surgit et enclenche à moins de 60cm de la ligne, un ciseau retourné qui propulse la balle au fond des filets. Les parisiens protestent de nouveau avec virulence auprès de l’arbitre assistant. M. Vessière intervient pour calmer tout le monde, en avertissant au passage Le Guen et Colleter pour langage breton grossier, expliquant que Ronaldinho couvrait les attaquants marseillais. C’est alors que tout le monde découvre le génie brésilien assis en tailleur face au poteau de corner opposé, en train de bouder. 3 buts à 1 pour les visiteurs.

52: Après avoir reçu la promesse en portugais de son capitaine qu’il tirerait tous les coups de pieds arrêtés qu’il voudrait, Ronaldinho revient sur le terrain pour jouer l’engagement.

54: Quelques instants plus tard, le brésilien récupère le ballon dans les pieds d’un Deschamps surpris de s’être fait mordu les fesses et lance l’offensive. Arrivé face à Laurent Blanc, il tente un passement de jambe pour le déstabiliser. Le défenseur reste stoïque. Ronaldinho tente alors un double passement ne jambe qui ne perturbe pas plus le président. Boli qui passait par là, évite le coup de dents du dribbleur et relance la balle.

58: Le ballon atterrit sur l’aile droite marseillaise dans les pieds de Waddle. L’ailier britannique échauffé par l’action précédente se présente alors face à Llacer et tente de le déstabiliser avec un double passement de jambes tellement lent qu’on croirait à un ralenti. Llacer semble complètement déboussolé, ce qui amuse beaucoup Waddle qui engage donc un triple passement de jambes super lent.

61: Echauffé par le trente-huitième passement de jambe consécutif de Waddle, Colleter vient prêter main forte à son coéquipier qui restait impuissant face à une telle vivacité. Le latéral ne prends même pas la peine de tacler pour stopper le britannique, il lui assène directement un coup de barre de fer dans les tibias. Waddle s’effondre de douleur et roule en dehors des limites du terrain pour se faire soigner. Colleter est légitimement averti par l’arbitre. Le jeu peut reprendre.

62: Waddle, amputé des deux jambes doit céder sa place à Franck Ribery qui a remporté son duel au couteau avec Lorik Cana. Ca c’est joué à une cicatrice prête.

67e : Le petit Deschamps récupère un ballon dans les pieds du grand Raï qui ne l’a pas vu venir et lance la contre attaque avec Abedi Pelé. Le ghanéen qui se souvient avoir côtoyé Carlos Moser à l’entrainement, n’a pas peur de s’approcher de Ricardo, l’élimine et passe en retrait pour Ravanelli qui trébuche et permet à Drogba de se retrouver en position idéale face au but. Surpris, il ne peut empêcher le félin gardien de but parisien de s’emparer du ballon et de le griffer à nouveau au visage.

70: Pauleta, dont le sens du but n’est plus à prouver, anticipe un dégagement de Barthez dévié au duel aérien par Raï vers Le Guen et la relance suivante de celui-ci, déviée trois fois au passage par les dents de Ronaldinho, les cheveux de Ginola et les protèges tibias sciés de Blanc, pour se trouver en position idéale face au gardien marseillais. Après avoir gentiment humilié le portier comme il aime le faire, Pauleta s’apprête à redresser sa balle vers Ginola lorsque celui-ci se fait fracasser le crâne par un Boli passablement énervé. L’arbitre ne peut s’empêcher de siffler penalty et d’expulser le défenseur marseillais.

71: Coté marseillais, Laurent Blanc décide de remplacer Abedi Pelé qui doit aller récupérer ses enfants à la sortie du centre de formation, par Carlos Moser. Coté parisien, Ginola, décoiffé doit céder sa place à Juan Pablo Sorin, également décoiffé, mais là, ce n’est pas grave. Raï qui est un homme de promesses, donne la responsabilité du coup de pied de réparation à Ronaldinho. Celui-ci répond « coup de pied de quoi ? ».

72: A la suite d’un débat en portugais auquel Ricardo et Sorin sont venus apporter leur point de vue éclairé, Ronaldinho va tirer le penalty. Il décide d’opter pour la solution la plus évidente, une panenka heurtant la transversale et lui permettant d’effectuer une reprise de volée du talon dans le but vide puisque Barthez avait plongé du mauvais coté il y a deux minutes de cela.

73: Jean-Pierre Papin effectue l’engagement d’une reprise de volée mollassonne, qui retombe dans les pieds du porte perfusion de Weah.

77: Sur un corner en faveur de l’OM, Carlos Moser décide de monter pour faire valoir son jeu de tête. Effrayés, les défenseurs parisiens quittent la surface parce que ils n’aiment pas mais alors pas du tout les monstres. Au terme d’une action confuse entre joueurs marseillais se disputant le ballon, Ribery sort de la mêlée pour pousser le ballon au fond des filets. L’OM reprend deux buts d’avance.

80e: Juan Pablo Sorin qui joue à la fois arrière gauche, milieu relayeur, milieu offensif et ailier gauche comme à son habitude, remonte toute l’aile balle au pied pour conclure par un centre au cordeau vers le point de penalty. Sorin vient lui-même couper la trajectoire d’une tête ou plutôt d’une touffe rageuse et oblige Barthez à faire un arrêt déterminant. Au ralenti, on s’aperçoit que le ballon vient heurter le portier marseillais dans son dos alors qu’il préparait une tournée d’anisettes pour ses collègues.

83: Le temps presse et les parisiens aussi. RaÏ tente une frappe lointaine repoussée par le poteau et récupérée par la défense sudiste. Barthez est alors hors de lui et hurle auprès de l’arbitre pour que l’on sanctionne l’attaquant parisien. En vain, personne ne sera finalement sanctionné pour avoir renversé deux verres d’anisette prêts à être dégustés au pied du poteau.

85: Les parisiens prennent de plus en plus de risques offensifs et s’exposent aux contres adverses. C’est sur l’un d’eux que Drogba est lancé seul face au but. Après avoir soigneusement évité Ravanelli qui se relevait, il lève la tête et aperçoit le gardien parisien se ruer vers lui. Ayant peur de perdre son dernier œil non balafré, il s’écarte et laisse le ballon à Lama.

86: Ribery entame une longue série d’insulte envers son attaquant qu’il juge peu courageux. Baltringue, mauviette, courgette et salope sont les plus courtoises d’entre elles. Ces paroles violentes font tomber le pauvre Llacer en dépression instantanée. Le banc parisien décide de faire revenir Kombouare pour remplacer le petit Francis.

90: Sur ce qui ressemble à une occasion de la dernière chance, un centre venu de l’infatigable Sorin est repris par le capitaine parisien de la tête. Le ballon prend irrémédiablement la direction des filets. Sauf qu’il est stoppé sur la ligne de but marseillaise par un jéroboam de pastis qui traînait non loin du poteau. La bouteille, mal fermée répand son contenu sur la pelouse qui fond aussitôt.

90+4: Sur un coup franc lointain botté dans la surface par Le Guen, Kombouare, équipé d’un joli casque intégral de couleur dorée, déboule à toute vitesse et coupe la trajectoire de la balle pour la propulser au fond des filets marseillais. Le défenseur exulte et part au sprint dans un tour d’honneur. L’arbitre siffle la fin du match dans la foulée. Patrick Colleter tacle sauvagement Kombouare a son passage devant le banc de touche et lui explique, une fois au sol, que les marseillais ont remporté ce match, malgré son but.

Finalement,  les marseillais reçoivent une grosse coupe en récompense et les parisiens une petite. Encore une fois…

Après-match, Ricardo et Henze menacent M. Tapie pour non-paiement, Sorin demande à être retiré de la feuille de match pour ne pas nuire à ses statistiques d’invincible au PSG, Ribery donne des conseils de cicatrisation à Drogba, Kombouare fait des tours de vestiaires en criant avec les bras écartés, Barthez est contrôlé par la Gendarmerie avant de reprendre le volant, Weah repart en ambulance, Laurent Blanc démissionne, immédiatement remplacé par Deschamps au poste d’entraîneur et Ravanelli trébuche en montant dans le bus.



Remerciements à Yann Audran, Alexandre Bernard, Stéphane Bogunovic, Julien Chaudron, Mathieu Coquet, Vincent Goemaere, Brice Lesage, François Marchand, Julien Pernes pour leur participation à l’élaboration de ces équipes de rêve !

mardi 19 février 2013

PSG all stars XI vs OM all stars XI. Qui l’emporte ? Part 1



Les deux clubs français les plus médiatiques vont se rencontrer à deux reprises la semaine prochaine. Depuis le début de cette rivalité crée par les médias à la fin des années 1980, les deux clubs ont connu la période la plus heureuse de leur histoire et ont su attirer quelques joueurs de grande classe dans leur antre. Mais qui s’imposerait entre deux équipes composées des meilleurs éléments des 25 dernières années ?

1ere partie : La composition des équipes


Tout d’abord, l’équipe recevant, le Paris Saint-Germain.


Bernard Lama (1992-1997 et 1998-2000): Lors de son premier passage au club, il faisait partie de l’équipe qui a atteint 5 demi-finales de coupe d’Europe successives de 1992 à 1997. Il était même classé parmi les meilleurs gardiens de but du monde grâce à son agilité dans les airs et ses réflexes sur sa ligne. Il repassera plus tard par le club pour une période beaucoup plus hésitante au crépuscule de sa carrière. 8/10


Gabriel Heinze (2001-2004): Le joueur argentin a placé la barre très haute durant ses trois saisons au club. Bien qu’il n’ait remporté qu’une simple coupe de France, son agressivité et sa détermination resteront à jamais dans la mémoire des supporters. Sa signature quelques années plus tard pour l’ennemi juré ne viendra même pas ternir son image. 7.5/10


Ricardo (1991-1995): Le défenseur central brésilien chipé au Benfica Lisbonne en 1991, était un élément clé dans la majorité des succès parisiens au début des années 1990. Le solide défenseur pouvait même occasionnellement se transformer en buteur, comme au printemps 1994, lorsqu’au cours d’un match contre Toulouse, il inscrit le but qui offrit au PSG le second titre de champion de son histoire. 6.5/10


Alain Roche (1992-1998): Bien qu’il ait précédemment joué pour Marseille, Roche passa la partie la plus heureuse de sa carrière dans la capitale, disputant près de 200 rencontres pour le club. En 6 années de présence à Paris, il collectionna 7 trophées majeurs. 6.5/10


Antoine Kombouare (1990-1995): Kombouare peut être considéré comme une exception dans cette liste puisqu’il n’était pas un titulaire indiscutable du club, mais il reste dans la mémoire collective pour ses deux buts marqués lors de la campagne européenne de 1992-1993. Le premier est survenu dans les arrêts de jeu d’un huitième de finale retour contre Anderlecht. Il répéta son exploit avec un autre coup de tête décisif dans les dernières secondes du quart de finale retour contre le Real Madrid. Le surnom de « casque d’or » était né. 6/10


Paul Le Guen (1991-1998): La « patate de Pencran » arriva au club en 1991 en provenance de Nantes. En tant que milieu défensif, il prit part à 344 rencontres sous les couleurs rouge et bleu, remportant de nombreux trophées et cumulant beaucoup de sélection en équipe nationale au passage. Sa place au sein de cette équipe ne fait aucun doute. 7/10


Raï (1993-1998): Le jeune frère de la légende brésilienne Socrates, est arrivé en Europe en 1993 en tant que double tenant de la Copa Libertadores et en tant que récent vainqueur de la coupe intercontinentale avec le FC Sao Paolo. Si sa première saison à Paris fut banale, les quatre qui suivirent son titre de champion du monde avec le Brésil furent simplement magnifiques. Il fit exploser le Parc des Princes à maintes reprises en tant que meneur de jeu. Son dernier match à domicile pour le club tourna en une célébration du meilleur numéro 10 que le club n’ai jamais vu. Ses larmes ce soir là demeurent un souvenir poignant pour tous. 9/10


Ronaldinho (2001-2003): Un autre technicien brésilien brilla à Paris quelques années plus tard. Ronaldinho choisit méticuleusement le Paris Saint-Germain pour lancer sa carrière en Europe et s’adapter au jeu du vieux continent. Néanmoins, il offrit de nombreux frissons aux supporters grâce à son incroyable agilité balle aux pieds. Malheureusement, il ne remporta qu’un seul trophée, une coupe du monde avec le Brésil, durant ses deux années passées à Paris. 8.5/10


David Ginola (1992-1995): L’ailier était un des favoris du public parisien avec ses longues chevauchées le long de la ligne ou ses contrôles orientés déroutant. Exceptionnel durant les rencontres européennes contre le Real Madrid ou le FC Barcelone, la presse ibère lui donna le surnom d’ « El Magnifico ». Malheureusement, l’ancien sélectionneur de l’équipe de France Gérard Houiller l’accusa d’être la cause de la non qualification pour la coupe du monde 1994 et la majorité du pays le suivit dans cet élan, provoquant son exil vers l’Angleterre. 7.5/10


Pedro Pauleta (2003-2008) : Le buteur portugais a marqué 109 buts en 211 rencontres pour le club. Un record que personne n’a pu approcher. Son talent sur la ligne d’attaque sauva l’équipe de bien des mauvaises situations. Au cœur d’une période nébuleuse pour le club, il a tout de même réussi a remporter deux coupes nationales avant de prendre sa retraite sportive. 9.5/10


George Weah (1992-1995): En provenance de Monaco en 1992, l’attaquant du Liberia va ensuite mener l’attaque parisienne pendant 3 saisons, scorant des buts cruciaux sans relâchement. Son panache a été mis en exergue lors de la League des champions 1994-1995. Tout le monde se souvient notamment de son slalom et de son but marqué dans l’ancien Olympiastadion de Munich contre le Bayern. 8.5/10


Total pour le Paris SG : 84.5/110



Joueurs également cités : Patrick Colleter, Francis Llacer, Sylvain Armand, Juan-Pablo Sorin, Daniel Bravo, et Jeremy Menez.


Ensuite, l’équipe visiteuse, l’Olympique de Marseille.

Fabien Barthez (1992-1995 et 2004-2006): Le charismatique gardien de but vint à Marseille alors qu’il n’était âgé que de 21 ans. Malgré son jeune âge, il s’imposa rapidement comme un titulaire indiscutable, un des meilleurs de sa génération, remportant la ligue des champions 1993 durant son premier passage au club. Sa seconde période à Marseille sera une succession de bonnes et moins bonnes performances, comme la finale de la coupe de l’UEFA 2004 le prouve. Il joua un rôle prépondérant dans la qualification pour cette finale mais y concéda un penalty et se fit expulser au cours de celle-ci, provoquant la défaite de son équipe. 8.5/10

Eric Di Meco (1989-1994): Le rugueux latéral gauche était le seul véritable « minot » issu du centre de formation marseillais à la fin des années 1980. Rien que cela suffisait à en faire un favori des supporters. Ce fait se trouvait renforcer par la détermination du joueur sur le terrain, particulièrement remarquable dans les confrontations directes avec le rival parisien. 7/10

Basile Boli (1990-1994): Le défenseur né en Cote d’Ivoire sera toujours remémoré pour sa semaine magique de mai 1993. D’abord il marque le seul but de la finale de la ligue des champions  offrant ainsi à Marseille la seule Ligue des Champions jamais décrochée par un club français. Trois jours plus tard il se trouve à la conclusion (avec une puissante tête de vingt mètres) d’une formidable séquence de passes pour un but mémorable contre l’ennemi parisien au Vélodrome. 9/10

Laurent Blanc (1997-1999): Le « Président » est venu à Marseille à la suite d’une saison en dents de scie au FC Barcelone. Marquant un impressionnant total de 11 buts pour sa première saison, il revint pour sa seconde année avec le statu de champion du monde et aida son équipe à atteindre la finale de la coupe de l’UEFA 1999 perdue face à Parme. 8/10

Manuel Amoros (1989-1993 et 1995-1996): Le petit arrière latéral était un pilier de l’AS Monaco et de l’équipe de France dans les années 1980. Mais sa carrière a pros une autre dimension lorsqu’il a rejoint Marseille en 1989. Ici, il profitera de 4 saisons remplies de trophées, avec notamment 2 finales de Ligue des Champions. 6.5/10

Didier Deschamps (1989-1990 et 1991-1994): Le capitaine de l’équipe de France championne du monde en 1998 était également le capitaine de l’Olympique de Marseille sacré champion d’Europe en 1993. Le milieu défensif basque était un élément essentiel de l’équipe marseillaise qui terrifiait toute l’Europe au début des années 1990. 8.5/10

Abedi Pele (1987-1988 et 1990-1993): Le milieu de terrain ghanéen a été sacré trois années d’affilée « Ballon d’or africain » alors qu’il évoluait sous le maillot de l’OM. Apprécié pour sa qualité de passe, il délivra le corner décisif en finale de la Ligue des Champions 1993. Sa légende vit encore au stade Vélodrome puisque deux de ses fils sont actuellement au sein de l’effectif professionnel du club. 7.5/10

Chris Waddle (1989-1992): Transféré depuis Tottenham pour ce qui était alors une somme immense (7M€, le troisième joueur le plus cher de l’époque après Maradona et Gullit), il est rapidement devenu l’idole des foules pour son attitude comique sur en et dehors du terrain. Il fut l’un des premiers gauchers à se positionner sur l’aile droite du terrain désorientant plus d’un défenseur avec ses dribbles chaloupés. Il a probablement également été le seul joueur marseillais de l’histoire a être ovationné au Parc des Princes en 1991. 8/10

Didier Drogba (2003-2004); Une saison fut tout ce dont l’attaquant ivoirien eut besoin pour que tous les supporters marseillais tombent amoureux de lui. Une saison durant laquelle il marqua 32 buts et mena son équipe jusqu’en finale de la coupe de l’UEFA, finale perdue contre le FC Valence. Les supporters lanceront même un « Drogbathon » en 2008 afin de réunir l’argent nécessaire pour le transférer de Chelsea vers leur club préféré. 8/10

Jean-Pierre Papin (1986-1992): « JPP » a joué 244 rencontres pour l’OM, au cours desquelles il a marqué 185 buts. Sacré cinq fois de suite meilleur buteur du championnat, il était particulièrement célèbre pour ses nombreuses reprises de volée et remporta le ballon d’or 1991 bien qu’il ait perdu la finale de la Ligue des Champions face à l’Etoile Rouge de Belgrade. 9/10

Fabrizzio Ravanelli (1997-1999): En 1997, le buteur italien arrive à Marseille en provenance de Middlesborough, à la suite d’un,e période remplie de succès sous le maillot de la Juventus. « Penna Bianca » comme il était surnommé, marqua 30 buts en deux saisons mais reste surtout dans la mémoire des fans pour son auto-croche-pied qui trompa l’arbitre et offrit un penalty à son équipe lors d’une rencontre au Parc des Princes en 1997. Inimitable. 6/10

Total pour l’Olympique de Marseille : 86/110

Joueurs également cités Gabriel Heinze, Jocelyn Angloma, Carlos Moser, Lorik Cana, Peter Luccin et Franck Ribery.

Note : Deux joueurs cités dans mon sondage ont été écartés de la liste finale pour avoir été célèbres à une époque ou la rivalité entre les deux clubs n’existait pas (Josip Skoblar d’un coté et Luis Fernandez de l’autre).  De la même manière, deux joueurs cités ont été ignorés parce qu’ils ne sont au club que depuis trop peu de temps (Thiago silva et Zlatan Ibrahimovic).