Bienvenue!

Bienvenue à tous sur mon petit cahier numérique, un peu autobiographique, au cours duquel je vais vous décrire certaines journées de mon existence. Le seul point commun entre toutes ces journées: ma présence dans un stade.


Bonne lecture et n'hésitez pas à me commenter et/ou me contacter!

mardi 19 février 2013

PSG all stars XI vs OM all stars XI. Qui l’emporte ? Part 1



Les deux clubs français les plus médiatiques vont se rencontrer à deux reprises la semaine prochaine. Depuis le début de cette rivalité crée par les médias à la fin des années 1980, les deux clubs ont connu la période la plus heureuse de leur histoire et ont su attirer quelques joueurs de grande classe dans leur antre. Mais qui s’imposerait entre deux équipes composées des meilleurs éléments des 25 dernières années ?

1ere partie : La composition des équipes


Tout d’abord, l’équipe recevant, le Paris Saint-Germain.


Bernard Lama (1992-1997 et 1998-2000): Lors de son premier passage au club, il faisait partie de l’équipe qui a atteint 5 demi-finales de coupe d’Europe successives de 1992 à 1997. Il était même classé parmi les meilleurs gardiens de but du monde grâce à son agilité dans les airs et ses réflexes sur sa ligne. Il repassera plus tard par le club pour une période beaucoup plus hésitante au crépuscule de sa carrière. 8/10


Gabriel Heinze (2001-2004): Le joueur argentin a placé la barre très haute durant ses trois saisons au club. Bien qu’il n’ait remporté qu’une simple coupe de France, son agressivité et sa détermination resteront à jamais dans la mémoire des supporters. Sa signature quelques années plus tard pour l’ennemi juré ne viendra même pas ternir son image. 7.5/10


Ricardo (1991-1995): Le défenseur central brésilien chipé au Benfica Lisbonne en 1991, était un élément clé dans la majorité des succès parisiens au début des années 1990. Le solide défenseur pouvait même occasionnellement se transformer en buteur, comme au printemps 1994, lorsqu’au cours d’un match contre Toulouse, il inscrit le but qui offrit au PSG le second titre de champion de son histoire. 6.5/10


Alain Roche (1992-1998): Bien qu’il ait précédemment joué pour Marseille, Roche passa la partie la plus heureuse de sa carrière dans la capitale, disputant près de 200 rencontres pour le club. En 6 années de présence à Paris, il collectionna 7 trophées majeurs. 6.5/10


Antoine Kombouare (1990-1995): Kombouare peut être considéré comme une exception dans cette liste puisqu’il n’était pas un titulaire indiscutable du club, mais il reste dans la mémoire collective pour ses deux buts marqués lors de la campagne européenne de 1992-1993. Le premier est survenu dans les arrêts de jeu d’un huitième de finale retour contre Anderlecht. Il répéta son exploit avec un autre coup de tête décisif dans les dernières secondes du quart de finale retour contre le Real Madrid. Le surnom de « casque d’or » était né. 6/10


Paul Le Guen (1991-1998): La « patate de Pencran » arriva au club en 1991 en provenance de Nantes. En tant que milieu défensif, il prit part à 344 rencontres sous les couleurs rouge et bleu, remportant de nombreux trophées et cumulant beaucoup de sélection en équipe nationale au passage. Sa place au sein de cette équipe ne fait aucun doute. 7/10


Raï (1993-1998): Le jeune frère de la légende brésilienne Socrates, est arrivé en Europe en 1993 en tant que double tenant de la Copa Libertadores et en tant que récent vainqueur de la coupe intercontinentale avec le FC Sao Paolo. Si sa première saison à Paris fut banale, les quatre qui suivirent son titre de champion du monde avec le Brésil furent simplement magnifiques. Il fit exploser le Parc des Princes à maintes reprises en tant que meneur de jeu. Son dernier match à domicile pour le club tourna en une célébration du meilleur numéro 10 que le club n’ai jamais vu. Ses larmes ce soir là demeurent un souvenir poignant pour tous. 9/10


Ronaldinho (2001-2003): Un autre technicien brésilien brilla à Paris quelques années plus tard. Ronaldinho choisit méticuleusement le Paris Saint-Germain pour lancer sa carrière en Europe et s’adapter au jeu du vieux continent. Néanmoins, il offrit de nombreux frissons aux supporters grâce à son incroyable agilité balle aux pieds. Malheureusement, il ne remporta qu’un seul trophée, une coupe du monde avec le Brésil, durant ses deux années passées à Paris. 8.5/10


David Ginola (1992-1995): L’ailier était un des favoris du public parisien avec ses longues chevauchées le long de la ligne ou ses contrôles orientés déroutant. Exceptionnel durant les rencontres européennes contre le Real Madrid ou le FC Barcelone, la presse ibère lui donna le surnom d’ « El Magnifico ». Malheureusement, l’ancien sélectionneur de l’équipe de France Gérard Houiller l’accusa d’être la cause de la non qualification pour la coupe du monde 1994 et la majorité du pays le suivit dans cet élan, provoquant son exil vers l’Angleterre. 7.5/10


Pedro Pauleta (2003-2008) : Le buteur portugais a marqué 109 buts en 211 rencontres pour le club. Un record que personne n’a pu approcher. Son talent sur la ligne d’attaque sauva l’équipe de bien des mauvaises situations. Au cœur d’une période nébuleuse pour le club, il a tout de même réussi a remporter deux coupes nationales avant de prendre sa retraite sportive. 9.5/10


George Weah (1992-1995): En provenance de Monaco en 1992, l’attaquant du Liberia va ensuite mener l’attaque parisienne pendant 3 saisons, scorant des buts cruciaux sans relâchement. Son panache a été mis en exergue lors de la League des champions 1994-1995. Tout le monde se souvient notamment de son slalom et de son but marqué dans l’ancien Olympiastadion de Munich contre le Bayern. 8.5/10


Total pour le Paris SG : 84.5/110



Joueurs également cités : Patrick Colleter, Francis Llacer, Sylvain Armand, Juan-Pablo Sorin, Daniel Bravo, et Jeremy Menez.


Ensuite, l’équipe visiteuse, l’Olympique de Marseille.

Fabien Barthez (1992-1995 et 2004-2006): Le charismatique gardien de but vint à Marseille alors qu’il n’était âgé que de 21 ans. Malgré son jeune âge, il s’imposa rapidement comme un titulaire indiscutable, un des meilleurs de sa génération, remportant la ligue des champions 1993 durant son premier passage au club. Sa seconde période à Marseille sera une succession de bonnes et moins bonnes performances, comme la finale de la coupe de l’UEFA 2004 le prouve. Il joua un rôle prépondérant dans la qualification pour cette finale mais y concéda un penalty et se fit expulser au cours de celle-ci, provoquant la défaite de son équipe. 8.5/10

Eric Di Meco (1989-1994): Le rugueux latéral gauche était le seul véritable « minot » issu du centre de formation marseillais à la fin des années 1980. Rien que cela suffisait à en faire un favori des supporters. Ce fait se trouvait renforcer par la détermination du joueur sur le terrain, particulièrement remarquable dans les confrontations directes avec le rival parisien. 7/10

Basile Boli (1990-1994): Le défenseur né en Cote d’Ivoire sera toujours remémoré pour sa semaine magique de mai 1993. D’abord il marque le seul but de la finale de la ligue des champions  offrant ainsi à Marseille la seule Ligue des Champions jamais décrochée par un club français. Trois jours plus tard il se trouve à la conclusion (avec une puissante tête de vingt mètres) d’une formidable séquence de passes pour un but mémorable contre l’ennemi parisien au Vélodrome. 9/10

Laurent Blanc (1997-1999): Le « Président » est venu à Marseille à la suite d’une saison en dents de scie au FC Barcelone. Marquant un impressionnant total de 11 buts pour sa première saison, il revint pour sa seconde année avec le statu de champion du monde et aida son équipe à atteindre la finale de la coupe de l’UEFA 1999 perdue face à Parme. 8/10

Manuel Amoros (1989-1993 et 1995-1996): Le petit arrière latéral était un pilier de l’AS Monaco et de l’équipe de France dans les années 1980. Mais sa carrière a pros une autre dimension lorsqu’il a rejoint Marseille en 1989. Ici, il profitera de 4 saisons remplies de trophées, avec notamment 2 finales de Ligue des Champions. 6.5/10

Didier Deschamps (1989-1990 et 1991-1994): Le capitaine de l’équipe de France championne du monde en 1998 était également le capitaine de l’Olympique de Marseille sacré champion d’Europe en 1993. Le milieu défensif basque était un élément essentiel de l’équipe marseillaise qui terrifiait toute l’Europe au début des années 1990. 8.5/10

Abedi Pele (1987-1988 et 1990-1993): Le milieu de terrain ghanéen a été sacré trois années d’affilée « Ballon d’or africain » alors qu’il évoluait sous le maillot de l’OM. Apprécié pour sa qualité de passe, il délivra le corner décisif en finale de la Ligue des Champions 1993. Sa légende vit encore au stade Vélodrome puisque deux de ses fils sont actuellement au sein de l’effectif professionnel du club. 7.5/10

Chris Waddle (1989-1992): Transféré depuis Tottenham pour ce qui était alors une somme immense (7M€, le troisième joueur le plus cher de l’époque après Maradona et Gullit), il est rapidement devenu l’idole des foules pour son attitude comique sur en et dehors du terrain. Il fut l’un des premiers gauchers à se positionner sur l’aile droite du terrain désorientant plus d’un défenseur avec ses dribbles chaloupés. Il a probablement également été le seul joueur marseillais de l’histoire a être ovationné au Parc des Princes en 1991. 8/10

Didier Drogba (2003-2004); Une saison fut tout ce dont l’attaquant ivoirien eut besoin pour que tous les supporters marseillais tombent amoureux de lui. Une saison durant laquelle il marqua 32 buts et mena son équipe jusqu’en finale de la coupe de l’UEFA, finale perdue contre le FC Valence. Les supporters lanceront même un « Drogbathon » en 2008 afin de réunir l’argent nécessaire pour le transférer de Chelsea vers leur club préféré. 8/10

Jean-Pierre Papin (1986-1992): « JPP » a joué 244 rencontres pour l’OM, au cours desquelles il a marqué 185 buts. Sacré cinq fois de suite meilleur buteur du championnat, il était particulièrement célèbre pour ses nombreuses reprises de volée et remporta le ballon d’or 1991 bien qu’il ait perdu la finale de la Ligue des Champions face à l’Etoile Rouge de Belgrade. 9/10

Fabrizzio Ravanelli (1997-1999): En 1997, le buteur italien arrive à Marseille en provenance de Middlesborough, à la suite d’un,e période remplie de succès sous le maillot de la Juventus. « Penna Bianca » comme il était surnommé, marqua 30 buts en deux saisons mais reste surtout dans la mémoire des fans pour son auto-croche-pied qui trompa l’arbitre et offrit un penalty à son équipe lors d’une rencontre au Parc des Princes en 1997. Inimitable. 6/10

Total pour l’Olympique de Marseille : 86/110

Joueurs également cités Gabriel Heinze, Jocelyn Angloma, Carlos Moser, Lorik Cana, Peter Luccin et Franck Ribery.

Note : Deux joueurs cités dans mon sondage ont été écartés de la liste finale pour avoir été célèbres à une époque ou la rivalité entre les deux clubs n’existait pas (Josip Skoblar d’un coté et Luis Fernandez de l’autre).  De la même manière, deux joueurs cités ont été ignorés parce qu’ils ne sont au club que depuis trop peu de temps (Thiago silva et Zlatan Ibrahimovic).

samedi 9 février 2013

On est chez nous !

Toulouse, 1 février 2013


En cet hiver 2013, je constatai tristement que cela faisait plus de  deux ans que je n’avais pas eu la chance de voir mon équipe favorite jouer sous mes yeux sans l’intervention de multiples satellites. La dernière occasion s’était déroulée en coupe de France dans le bordel agenais (voir « Bienvenue en France »).
Deux ans dans la vie du PSG, cela correspond à quelques décennies à l’échelle d’un club de football traditionnel. Seul deux joueurs auront d’ailleurs participé à ces rencontres disputées à deux saisons d’intervalle : Mamadou Sakho et Christophe Jallet.
Car depuis les Qataris et leurs valises pleines de billets sont arrivés, emmenant dans leur sillage de nombreuses stars internationales. Par exemple, seulement 24 heures avant le coup d’envoi du match à Toulouse était présenté la recrue David Beckham aux journalistes ébahis. Un autre monde…


Cette image le prouve, le match doit être rejoué.
Il y avait 2 ballons sur le terrain. Et 5 Christophe Jallet.


Seulement voilà, moi cet autre monde je n’avais pas encore pu l’admirer concrètement. Jusqu’à ce que j’atteigne les trente ans et que ma chère femme m’offre, parmi 29 autres présents, une invitation pour un match du Toulouse Football Club. Ni une ni deux, je marquais dans l’agenda la date de la venue des parisiens dans la ville rose.
Ce vendredi soir du mois de février arriva avec une équipe parisienne aux commandes de la ligue 1 et une équipe toulousaine clouée dans le milieu de tableau.
Comme je le pensais depuis quelques temps, cette position Toulousaine au sein des 10 (ou douze) meilleures équipes de France (et ce depuis quelques années) constituait un miracle. Pourquoi ? Tout simplement parce que Toulouse est et restera la ville du rugby. Le ballon ovale faisant ici une telle ombre au ballon rond qu’il est parfois impossible de le distinguer.
Le résultat fait tout de même un peu de peine à voir. Le manque d’engouement local est flagrant : un stade surdimensionné sonnant souvent creux (puisque n’affichant complet que 3 weekends par an pour les venues de Paris, Marseille et Bordeaux) combiné avec  des sponsors frileux font que le club ne peux retenir ses meilleurs joueurs qui cèdent facilement aux sirènes de la passion footballistique (un peu) et de l’argent (beaucoup) qu’on leur fait miroiter ailleurs.

C’est donc en étant certain de ne pas trouver une ambiance hostile aux visiteurs que je me déplaçais au stadium de Toulouse en compagnie de ma plus fidèle suiveuse. Les traditionnels reproches à faire à l’organisation d’évènement publics « à la française » ne manquèrent pas de ressurgirent rapidement. Fouille inexistante à l’entrée, signalétique pour s’orienter invisible, stadiers incompétents, service de sécurité incapable de faire asseoir les gens à leur place forçant les brigades de secouristes à se faufiler difficilement parmi les spectateurs assis sur les escaliers… Bref, on aurait vraiment beaucoup à apprendre des Britanniques sur ce point.

Autre fait marquant, les « Indians Tolosa », groupe de supporters à tendance ultra le plus important de la région par son nombre de sympathisants, fêtait ce soir là ses 20 ans d’existence. Autrement dit, si cela nous garantissait un spectacle visuel sympathique, cela impliquait également qu’ils n’allaient pas vraiment se concentrer sur le match en cours et plutôt vivre leur soirée d’anniversaire personnelle en faisant la fête dans leur virage.
Les faits ne viendront pas me contredire : 2 très beaux tifos déployés sur tout le virage Brice Taton, deux petites banderoles qui dénoncent mais quasiment pas un bruit pendant toute la rencontre.

Tu perds ton short Zlatan!


Certes un supporter du Toulouse Football Club est quelque chose de rare, on en compte environ 15 000 par weekend dans un stade pouvant en contenir 35 000, mais ce soir là, le stade se trouvait plein à craquer. Qui pouvaient donc bien être ces 20 000 âmes supplémentaires ? La réponse était facile à trouver.

Le premier type de spectateur comprenait les supporters parisiens. Les groupes de supporters officiels ayant tous été dissouts depuis quelques temps et les déplacements organisés par le club étant de plus en plus onéreux et complexes, le parcage réservé aux visiteurs restera très clairsemé. Cependant certains irréductibles ultras continuent d’essayer de suivre leur équipe en déplacement par leurs propres moyens, organisant achat de billets et transport eux-mêmes, contre vents et marées.
Pour illustrer ces difficultés, j’appris après le match qu’une centaine de supporters parisiens arrivant en bus avec des billets valables pour pénétrer dans le virage ouest du stade avait été bloquée sur une aire de repos à leur approche de la ville rose. Ils passèrent la journée près d’une déchetterie avant d’être escortés vers Paris à l’heure où la rencontre débutait. Après 24h dans un bus dont près de la moitié à l’arrêt sur un parking toulousain, ils étaient revenus à leur point de départ, probablement victimes de leur réputation auprès du préfet toulousain.
Malgré tout, certains de leurs comparses atteignirent le stade par des moyens de transport plus discrets et se firent remarquer rapidement. Déjà dans les coursives du stade, avant de pénétrer en tribune, nous avions pu entendre quelques groupes de fans chantant à la gloire de la capitale.

La deuxième catégorie de personnes était composée de ce que j’appelle des « fashion victimes ». Essentiellement de jeunes toulousains devenus supporters du PSG depuis que son nom siège en haut du classement du championnat et encore plus au fur et à mesure que les stars viennent renforcer l’effectif. Ces gens là ne méritent pas que je gâche plus d’encre (virtuelle) que cela.

La troisième et dernière catégorie regroupe des gens de tous âges, simplement venus admirer du beau football, ce qui soi-disant se fait de mieux en France. Ces simples amateurs de football, n’étant supporter ni du Toulouse FC ni du Paris Saint-Germain, venaient en toute neutralité voir de leur propres yeux ce que peut faire l’équipe la plus réputée la spectaculaire de France.
Une fois l’environnement étudié, il était temps de s’intéresser au terrain. L’échauffement était une occasion pour ma femme de réviser ses connaissances concernant l’effectif parisien. Ibrahimovic fut le seul à être reconnu visuellement et à avoir également son nom de prononcé correctement. Elle put ensuite mettre un visage sur plusieurs noms connus comme Javier Pastore par exemple. Mon œil plus avisé sur cet échauffement me permis de voir que Jeremy Menez ne figurait pas parmi les titulaires et que Zlatan marchait déjà.


 Tifo de l'entrée des joueurs pour les Indians Tolosa.
 
Après un très beau tifo dans le virage est (et un « c’est qui ce parisien qui fait 10 signes de croix au coup d’envoi ? », « Lucas Moura ma chérie. »), le match pouvait commencer. Et 2 minutes plus tard, il fut terminé lorsque sur la première attaque parisienne, Lavezzi centra pour Pastore qui manqua sa reprise de volée et trompa ainsi le gardien toulousain.
Voilà, Paris n’avait plus qu’à faire ce qu’il sait faire le mieux attendre que ses adversaires se jettent en avant pour mieux partir en contre-attaque. Les choses se simplifièrent encore à l’approche de la mi-temps avec l’expulsion d’un défenseur violet (Cheick M’Bengue, tu aurais mieux fait de lire mon article et de partir en Angleterre !) et un deuxième but parisien par l’inévitable Zlatan Ibrahimovic.

La deuxième mi-temps reprit sur le même schéma. Ma compagne cherchait toujours à savoir si David Beckham était parmi nous, en usant du zoom de l’appareil photo, pendant que Toulouse, d’un coté incapable de menacer le gardien parisien et de l’autre incapable de freiner les attaquants adverses, se dirigeait inexorablement vers une défaite. Seul le défenseur Abdenour semblait vouloir sérieusement en découdre avec le géant suédois. Ahamada, le gardien repoussait ce qu’il pouvait repousser mais finit par s’incliner 2 fois de plus en fin de match. Le pauvre avait l’air dépité.
A ce moment là de la soirée, l’intégralité des supporters initialement neutres avaient tourné en faveur des visiteurs…

Le meilleur toulousain fut cependant et comme souvent, Etienne Capoue (lui aussi aurait pu suivre mes conseils et découvrir la Premier League…) qui tenta de se démultiplier pour combler les lacunes de ses collègues. On le vit même finir la rencontre en position d’avant centre.
Coté visiteurs, mon angle de vue élargi comparé à ce qu’offrent les caméras de télévisions, ne me fit pas changer d’avis sur certains points cruciaux du jeu parisien :
-          Zlatan passe réellement la majeure partie de son temps à marcher et à râler sur tout ce qui bouge, y compris lui-même.
-          Ce sentiment de gâchis dans l’efficacité offensive ne disparait pas vue depuis une tribune. On sent que les 4 joueurs offensifs sont capables de tous les exploits à tout moment mais on constate que cela ne se concrétise que trop rarement.
-          L’homme providentiel de cette équipe est sans aucune discussion possible Blaise Matuidi. Son omniprésence au milieu de terrain est encore plus flagrante vue de près. Il attire sans cesse le ballon vers lui lorsque l’adversaire tente de progresser et est ensuite une formidable rampe de lancement pour toute offensive.
-          Maxwell est un latéral sous-coté, son boulot offensif et défensif est remarquable.

La religion d'Ezequiel Lavezzi l'oblige à se tourner vers les chauves pour prier.


Le coup de sifflet final finit par retentir et très vite, joueurs et spectateurs évacuèrent le stade. Sur la pelouse, on compta plus de joueurs toulousains en train de marchander un quelconque échange de maillots que d’hommes allant timidement remercier leurs supporters pour l’animation particulière du jour…

Finalement, bien que ce fût probablement déjà le cas avant, l’arrivée de la star planétaire qu’est David Beckham au Paris Saint-Germain, on peut supposer que beaucoup d’amateurs de football iront remplir des tribunes habituellement désertes tout en prenant soin de ne pas défendre leur équipe locale…
Ainsi, de nombreux gradins pourront bizarrement résonner d’un classique slogan parisien : « on est chez nous ! »

jeudi 31 janvier 2013

The real Dons







Cette histoire très singulière me tient particulièrement à cœur et pour la comprendre pleinement, il me semble nécessaire d’éclairer le récit du match par un préambule historique.

1ère partie : le cours d’histoire footballistique

Partout où vous irez dans le monde, le nom de Wimbledon sera reconnu comme étant un fameux tournoi de tennis au protocole rappelant la famille royale Britannique. Ce que les simples gens savent moins est que si cet antre tennistique est nommé ainsi, c’est simplement parce qu’il est situé dans le « borough » (équivalent de nos arrondissements) du même nom.

            Ce quartier d’environ 55 000 habitants a toujours eu, comme tous les secteurs du pays, son équipe de football locale. Le Wimbledon Football Club est né en 1889 et va demeurer ancré dans les compétitions locales jusqu’à la fin des années 70. Puis soudainement, le club va connaître une des ascensions les plus folles de l’histoire du football anglais. En 4 saisons, Le club passe de la Football League Fourth Division (D4) à la Premier League (D1).

Le sommet de l’histoire du club intervient lors de la saison 1987-1988 quand il remporte la FA Cup face au grand Liverpool (malheureusement, ils ne pourront jouer la coupe d’Europe la saison suivante en raison de la sanction alors purgée par l’ensemble des clubs anglais).
C'est pendant cette période que le club acquiert le surnom de "Crazy Gang" en raison du comportement excentrique de ses joueurs (comme Vinnie Jones, le joueur devenu acteur) et des supporters.

A la surprise générale, le club se maintiendra 14 ans dans l’élite du football anglais, étant finalement rattrapé par une gestion administrative calamiteuse. En 1991, le club est forcé d’abandonner son stade historique de Plough Lane en raison des nouvelles mesures de sécurité drastiques imposées par le gouvernement de l’époque. Le stade ne pouvant pas être remis aux normes, le club déménage donc à Selhurst Park qu’il partage alors avec son locataire historique Crystal Palace.

Le passage au nouveau millénaire verra le club s’effondrer complètement. En 2000, le club est relégué en deuxième division. En 2001 la direction annonce sa volonté de déménager à Milton Keynes, ville nouvelle située à 80km au nord-ouest de Londres (100km de Wimbledon).
En 2003 le déménagement devient effectif provoquant la colère des fans qui en réaction décident de créer un nouveau club local nommé AFC Wimbledon et qui faute de place dans leur communauté, ira évoluer dans le petit stade de Kingsmeadow dans le borough voisin de Kingston-upon-Thames.

Alors que le Milton Kaynes Dons FC végète en League One (la troisième division anglaise), l’AFC Wimbledon démarre lui sa vie en 2002 à l’échelon le plus bas que l’on puisse trouver dans la région. L’AFC, maintenant propriété des fans (AFC signifiant A Fans Club), va démarrer une longue ascension vers le professionnalisme pendant que sa version dérivée se contentera de stagner entre le deuxième et le troisième échelon national.
Pour leur premier match, à l’été 2002, en amical contre Sutton United, 4657 fans vinrent au stade et envahirent le terrain de joie au coup de sifflet final malgré une défaite 4-0. Un club vivait au sein de leur communauté et cela suffisait à leur bonheur.
Leur première saison fut bouclée avec une moyenne de spectateur supérieure à 3000 personnes par match à domicile, c'est-à-dire une moyenne supérieure à celle du FC Wimbledon qui vivait sa dernière année dans le sud-ouest de Londres.

Au démarrage de la saison 2008-2009, le club se trouvait dans l’antichambre de la Football League (et donc du professionnalisme). 3 promotions obtenues en 6 ans permirent au club de figurer dans le championnat « Conference South » représentant le 6e échelon footballistique du pays.


  
2e partie : The lower leagues

En 2008, j’étais installé depuis relativement longtemps à Londres et ma soif de football était relativement facile à étancher. Le football est omniprésent dans cette ville. Des pubs avec des retransmissions télévisées de tout ce qui supporte la présence de caméras aux grandes étendues vertes remplies de joueurs occasionnels en passant par l’imposante présence des pages dédiées au sport dans les quotidiens du pays, on ne peut pas complètement ignorer le football.

Tous mes collègues par exemple suivaient attentivement les résultats de leur équipe favorite (sauf l’un d’entre eux, qui je le reconnais, n’en avait strictement rien à faire…). Arsenal, Chelsea, Liverpool, Tottenham, West Ham faisaient partie des équipes suivies. En plus de ces noms connus, on pouvait suivre attentivement les résultats de l’AFC Wimbledon puisqu’un de mes plus récents collègues était originaire du quartier en question et accessoirement copropriétaire du club depuis sa fondation par les fans en 2002.

Il n’a pas eu besoin d’insister longuement pour me convaincre de venir assister à une rencontre des « real dons » comme il disait fièrement. Un soir de semaine hivernal de la fin 2008, je me rendis donc avec mon ami Jem à Kingsmeadow, antre de l’AFC. C’est entassés dans le train de banlieue en compagnie des milliers de travailleurs rejoignant leur domicile après une journée de travail en ville que nous débutions notre soirée.

C’était la fin de l’année 2008 et les locaux recevaient ce soir le FC Tooting & Mitcham, club basé à une dizaine de kilomètres plus à l’est dans le cadre de la coupe du Surrey. Le stade, avant d’être celui de l’AFC Wimbledon, était celui du FC Kingstonian, club local centenaire. Le partage du stade se reflétait sur la décoration des locaux où le rouge et le blanc historique était mêlé au plus récent jaune et bleu de l’AFC.

            Cependant, un logo ressortait aisément du lot, celui de l’entreprise « Sports Interactive », développeur de jeu vidéo basé à Londres. L’entreprise est connue dans le monde pour sa longue série de jeux Football Manager (anciennement Championship Manager) et connue localement pour son indéfectible soutient envers le jeune club. En plus d’être le sponsor principal du club depuis sa création, l’éditeur s’est permis d’incruster un message pro-AFC apparaissant occasionnellement dans l’interface de ses jeux.

Malgré le déroulement en semaine d’un match de coupe contre une équipe d’une division inférieure, malgré le froid et malgré la concurrence télévisuelle de la Champions League (diffusée sur les écrans du bar derrière la tribune principale !), on pouvait compter environ 1500 fans présents pour ce derby dans un stade pouvant officiellement en contenir 4850 dont 2000 assises sur 2 tribunes et 2 terraces (gradins sans siège).


La qualité du match était celle que vous pouvez espérer lors des premiers tours inter-village de la coupe de France, avec un petit détail en plus, la présence physique. Comme je l’avais moi-même remarqué, sur les terrains de football amateurs britanniques, l’aspect du jeu primant sur tous les autres est l’aspect physique. L’engagement est total, la peur du contact inexistante et la tolérance aux coups bien plus haute qu’en France.

L’ambiance était elle aussi comparable à celle que l’on retrouve dans nos stades champêtres sauf qu’au lieu d’avoir une cinquantaine de locaux vociférant après les joueurs, les entraineurs et les arbitres, on avait ici affaire à 20 ou 30 fois plus de voix. Pour ne rien arranger, les prix pratiqués aux bars sous la tribune principale devaient probablement avoir une influence sur la qualité de l’expression orale de quelques supporters…

Bien que clairement supérieurs à leurs adversaires, les Dons ne réussirent pas à prendre l’avantage avant la fin des 90 minutes. Contrairement à la grande FA cup, ici en cas de match nul, on dispute une prolongation. C’est durant une nouvelle pause à la chaleur du bar et sous l’écran diffusant le très haut niveau footballistique que nous entendions la clameur des supporters qui n’avaient pas manqué la reprise du match. L’AFC Wimbledon venait d’ouvrir la marque (grâce à une grossière faute de main du gardien adverse) et ne serait plus inquiété jusqu’à la fin de la rencontre.

Au final, cette plongée dans le football semi-amateur anglais m’aura convaincu, si je ne l’étais pas encore que le football est une activité primordiale de la société anglaise. Sa pratique revêt une importance extrêmement plus grande là bas que de l’autre côté de la Manche.
En commun, nous avons l’odeur de saucisse grillée et de bière renversée mais ce que nous n’avons pas est une passion aussi grande que la leur, celle qui les mène à suivre leur club, celui de leur enfance, de leur quartier, partout et pour toujours, et ce quels que soient ses déboires.
C’est l’exemple suivit par mon ami Jem qui pour rien au monde n’abandonnerait le club de Wimbledon. Même au tréfonds des « lower leagues ».



3e partie : la suite

La suite de l’aventure pour l’AFC Wimbledon n’allait décevoir aucun fan ni aucun amateur de contes de fées footballistiques.
En 2009, ils ont vu leur équipe être promue en Conference National (le 5e échelon du pays) puis 2ans plus tard, ils obtinrent le droit de disputer la finale des playoffs pouvant leur permettre d’accéder à la Football League pour la première fois de leur courte histoire.
La finale disputée au City of Manchester Stadium devant près de 20 000 fans, les Dons s’imposèrent aux tirs au but face à Luton Town et concrétisèrent ainsi leur 5e promotion en neuf ans d’existence.

Cependant, la vie en Football League Two s’avère plus difficile. Ils réussirent à se maintenir en terminant leur première saison à la 16e place (sur 24 clubs).
Cette année, a mi-saison, le club se trouvait dans la position non enviable du dernier de sa division. Cependant un évènement vint égayer la fin d’année des supporters jaunes et bleus.
Quand le tirage au sort du 2e tour de la FA Cup eu lieu le 4 novembre 2012, tous les fans de football remarquèrent un savoureux duel. L’AFC Wimbledon allait devoir se déplacer sur le terrain des MK Dons…
Le 2 décembre 2012, 17 000 supporters (dont environ 3 200 chantant pour l’AFC) se massent dans les travées du stade de Milton Keynes. Les premières retrouvailles officielles entre les deux « Dons » depuis l’annonce du départ des premiers loin de leur Wimbledon natal, promirent d’être grandioses.
Jamais une rencontre de coupe entre deux clubs de troisième et quatrième division n’aura bénéficié d’une telle couverture médiatique. Match retransmis en direct à la télévision publique, couverture de magazines et de journaux sportifs… Bref, un vrai choc ! Le match se termina après une quantité indénombrable de chants raillant l’adversaire (« We are the real dons » venait quant à lui de toutes les tribunes à la fois…) par un but décisif marqué par l’équipe favorite à la dernière minute de jeu.
Le lendemain, le retour à la vie normale fut probablement pénible pour tous les fans de l’AFC Wimbledon. Le rêve de vaincre l’ennemi juré était passé, il fallait se concentrer au plus vite sur le championnat et sur la vie locale du club, définitivement ancré dans son quartier.

Voir aussi la comparaison de la vie des deux clubs depuis leur séparation, réalisée par www.sabotagetimes.com avant leur affrontement en FA Cup.

vendredi 11 janvier 2013

Periodic Table of Football Stars: Les réponses!

Vous vous êtes bien creusé les méninges?
Voilà de quoi compléter les noms que vous n'avez pas trouvé:



Réponses par colonne et de haut en bas:

1930-1945: Dixie Dean, Leonidas, Mattias Sindelar, Obdulio Varela, Valentino Mazzola, Gunnar Nordahl et Zizinho

1946-1950: Ademir, Alcides Ghiggia, Juan Alberto Schiaffino, Jose Moreno, Maximillian Morlock

1951-1954: Ferenc Puskas, Sandor Kocsis

1955-1958: Alfredo Di Stefano, Just Fontaine, Luis Suarez, Stanley Matthews

1959-1962: Didi, Raymond Kopa, Omar Sivori, Francisco Gento

1963-1966: Lev Yachine, Dennis Law, Bobby Charlton, Josef Masopust

1967-1970: Pele, Eusebio, Gianni Riveira, Florian Albert

1971-1974: Johan Cruijff, Franz Beckenbauer, Gerd Muller, Johann Neeskens

1975-1978: Mario Kempes, Ruud Krol, Oleg Blokhine, Kevin Keegan

1979-1982: Paolo Rossi, Zbigniew Boniek, Karl-Heinz Rummenigge, Dino Zoff

1983-1986: Michel Platini, Socrates, Zico, Igor Belanov

1987-1990: Marco Van Basten, Lothar Matthaus, Franco Baresi

1991-1994: Romario, Roberto Baggio, Hristo Stoichkov, Michael Laudrup, George Hagi

1995-1998: Zinedine Zidane, Ronaldo, Dennis Bergkamp, Alessandro Del Piero, Paolo Maldini

1999-2002: Raul Gonzales Blanco, Redondo, Rivaldo, Roberto Carlos, Michael Owen

2003-2006: Luis Figo, Andryi Schevtchenko, Pavel Nedved, Thierry Henry, Fabio Cannavaro

2007-2010: Andres Iniesta, Diego Forlan, Andrea Pirlo, Kaka, Gianluigi Buffon

2011-2014: Lionel Messi, Cristiano Ronaldo, Xavi, Falcao, Wayne Rooney, Neymar

Radioactives: Garrincha, Georges Best, Giorgio Chinaglia, Diego Maradona, Roger Milla, Ruud Gullit, Paul Gascoigne, Eric Cantona, Jose Luis Chilavert, Rene Higuita, Oliver Kahn, Ronaldinho, Steven Gerrard, Samuel Eto'o, Zlatan Ibrahimovic

Rares: Lazlo Kubala, Salif Keita, Bernt Schuster, Kenny Dalglish, Alan Simonsen, Liam Brady, Ian Rush, Bruce Grobbelar, Rabah Madjer, Abedi Pele, Georges Weah, David Ginola, Hidetoshi Nakata, Jari Litmanen, Ryan Giggs

Les réponses aux questions bonus:
Les deux ballons d'or manquants sont Jean-Pierre Papin (dû à l'étroitesse de la colonne 1987-1990) et Mattias Sammer (dû à l'étroitesse de son talent).
L'intrus dans la ligne "rares" est Idetoshi Nakata, car il est le seul de cette ligne à avoir eu la chance de participer à une coupe du monde FIFA (ce qui veut dire qu'aucun des autres sur cetteligne n'a eu une chance de s'approcher du trophée).

Et voilà!

mardi 4 décembre 2012

Le parcage



            En ce dimanche soir, l’affiche de la 7e journée de ligue 1 oppose le club qui était alors mon club local à celui qui était le club de mon cœur. L’occasion était à ne pas manquer pour moi, de m’immiscer parmi les supporters visiteurs pour vivre (enfin) une rencontre du point de vue du parcage réservé aux visiteur. Cependant, la tâche ne s’annonçait pas évidente.

En effet, l’ensemble des matchs du Paris SG disputés à l’extérieur durant la majeure partie des années 2000, était considéré comme des matchs « à haut risque » par les préfectures de police locales, en raison des troubles qui régnaient entre supporters parisiens. Ceux-ci profitaient de leur promiscuité dans une même tribune ainsi que d’une organisation de la sécurité moins huilée qu’à Paris pour régler leurs comptes en province.

            Il n’était donc pas possible d’acheter de billets sans passer par les groupes de supporters officiels et donc il était impossible de dissocier le billet d’entrée au stade du déplacement en car depuis Paris.
            Dernière possibilité, attendre au stade l’arrivée des spectateurs visiteurs et négocier le rachat d’un des billets inutilisés en leur possession.
            Je me rendis donc de bonne heure au stade et m’installai au pied du bloc recevant les visiteurs. Etant en contact avec quelques connaissances venant de la tribune G du Parc des Princes, je fus rapidement mis au courant que mon attente allait être longue…

            Lorsqu’enfin les cars furent parqués et les fans autorisés à rejoindre la tribune, j’eu donc l’occasion d’obtenir un sésame, ce qui fût aisément effectué auprès d’un des organisateurs du déplacement.
            Je pus donc enfin pénétrer le stade Geoffroy Guichard par un escalier jusque là encore jamais emprunté. Le coup d’envoi était proche et les spectateurs domicile comme visiteurs étaient déjà en place avec tout le matériel du parfait petit ultra.
            La tribune visiteurs de ce stade se situe relativement prêt du kop nord stéphanois où l’ambiance était déjà très vive. Notre parcage n’était pas en reste avec un joli tifo papier réalisé pour l’entrée des joueurs (une rareté en déplacement) puis ce fut le début d’un grand chaos.
            Les chants s’enchainèrent parfaitement, jusqu’au point où quelques stéphanois durent admettre après coup que le bruit que le millier de visiteur émettait couvrait par instants celui produit dar les trente mille autres.

Un vrai tifo en parcage visiteurs! Rare!

            Cependant, le déroulement du match allait tenter de nous jouer des tours. Les parisiens étaient tout simplement mauvais, et ce dès les premières secondes. Ce qui fit comprendre aux verts qu’ils pouvaient réaliser une partie moyenne et la faire aisément passer pour un grand match.
            Au bout de 45 minutes et de très nombreuses situations chaudes devant les buts du pauvre Jérôme Alonzo, le score n’était que de 1 but à 0 mais la cause semblait perdue d’avance tant le onze parisien semblait dans un de ses plus mauvais soir.

La grande surprise vint en fait de l’attitude de mes camarades supporters qui très vite se désintéressèrent complètement du match en cours, pour se concentrer uniquement sur la répétition de leurs chants et gestuelles.
Cela dura pendant deux heures, sans même une interruption à la mi-temps. L’euphorie était générale dans le bloc, peu de gens se rendirent compte que notre équipe avait concédé un deuxième puis un troisième but, sauf en apercevant du coin de l’œil le tableau d’affichage.
C’est uniquement au moment où le stade commençait à se vider que nos pieds retouchèrent terre.

Et la redescente fût douloureuse. Je dus faire face à une situation que je n’avais pas prévue, celle dans laquelle se trouvent tous les supporters effectuant des déplacements « à risques ».
Les forces de l’ordre maintenaient notre sortie fermée, jusqu’à l’éparpillement complet des supporters locaux, afin d’évider tout risque de rencontre pouvant dégénérer.
Près de deux heures après le coup de sifflet final, nous fûmes guidés de nos gradins vers un enclos organisé sur un parking derrière la tribune, où les policiers laissaient partir les supporters par petits groupes à l’appel de leur chauffeur de bus.
Nous étions alors 4 à souhaiter quitter cette prison pour nous diriger chez nous par nos propres moyens (3 autres supporters étaient venus en voiture depuis l’Auvergne).
Nous avons alors essuyé un refus catégorique de la part du chef des opérations qui nous indiqua clairement que nous serions les derniers à quitter le secteur. Nous décidions alors d’abandonner nos protestations et de nous asseoir par terre en attendant qu’on nous appelle à notre tour.

Les horloges indiquaient finalement une heure passée d’un certain nombre de minutes lorsque je pris la direction de la sortie. Bien entendu, à cette heure-ci, les services de transport exceptionnels mis en place les soirs de match étaient déjà tous rentrés à leur dépôt.
Il ne me restait plus qu’à marcher les 4 kilomètres me séparant de mon lit, tout seul dans la nuit forezienne. Une nuit de seulement 3 heures m’attendait avant de redémarrer une difficile semaine de cours.

Finalement j’ai vécu cette expérience du parcage comme un premier essai d’une drogue chimique où peut-être comme une mauvaise cuite : la fatigue et la douleur font durement suite à une extraordinaire euphorie difficilement explicable et contrôlable.
Dans mon cas, la redescente est amère, et c’est pourquoi je mis un terme à mon expérience et stoppai jusqu’à nouvel ordre ma consommation de parcage.

mercredi 7 novembre 2012

Periodic Table of Football Stars

Mon rideau de douche représente la vraie classification périodique des éléments. Et un de ces jours, en me douchant et en rêvassant, j'ai confondu le carbone avec Cruijff. Et voilà comment tout a démarré puis a abouti à la table ci-dessous.

Il y a 110 stars du ballon rond à découvrir grâce à leur initiale, nationalité et performances sportives.

Si vous trouvez ça trop simple, répondez à deux questions bonus:
* Deux vainqueur du ballon d'or ne figurent pas dans ce tableau, lesquels?
* Un intrus s'est caché dans la dernière ligne du tableau, lequel et pourquoi?


A vous de jouer!

N'hésitez pas à la diffuser sur vos réseaux!